L'approche « glocale » d'Engie Green sur le solaire et l'éolien
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
L'inauguration est loin d'être anodine. D'abord parce que le parc solaire photovoltaïque d'Artillerie, à Istres, installé par Engie Green est « le plus important des Bouches-du-Rhône ». Ensuite parce que ce type de projet n'est pas si courant en Provence-Alpes-Côte d'Azur. « La région du soleil peut faire mieux », pointait d'ailleurs Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, lors de l'annonce de son plan de bataille au cours de laquelle il notait l'absence de la région Sud dans le top 3 des producteurs d'énergie solaire.
« Nous sommes le premier acteur de Provence-Alpes-Côte d'Azur sur le solaire », avance William Arkwright, le directeur général d'Engie Green, bras armé depuis 2004 d'Engie en France sur l'éolien et le solaire. Mais pour lui, malgré un taux d'ensoleillement important, le potentiel régional n'est pas si élevé que cela et les objectifs du schéma régional climat air énergie de la région (SRCAE) fixés en 2013 ne semblent pas atteignable rapidement. « Le territoire comprend beaucoup de montagnes, d'espaces verts et de patrimoine touristique, il n'y a plus beaucoup de foncier, il reste du potentiel sur des sites pauvres en qualité forestière », tranche-t-il.
Le foncier disponible est l'élément clef pour installer des panneaux photovoltaïques. Le fameux pacte solaire du gouvernement est principalement axé sur cet aspect. C'est aussi un pilier de la stratégie d'Engie Green. « Nous commençons par chercher du foncier éligible avec des territoires engagés et volontaires », décrit William Arkwright qui ajoute : « Nous demandons d'abord au conseil municipal ».
Rémi Baldy