Spécialiste de la cartographie des routes, MasterMap met la data au service de la mobilité
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Mastermap
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Mastermap
Le macadam français perd de sa superbe. Longtemps classées numéro 1, les infrastructures routières de France, qui dépassent le million de kilomètres, ont, en une décennie, dégringolé à la 18e place du classement mondial sur l'état des routes réalisé chaque année par le Forum économique mondial. Une dégradation notable, constatée par le dernier Observatoire national de la route, publié en 2023, selon lequel 18,8% des routes nationales et environ 10% des routes départementales et communales sont jugées en mauvais état.
La faute à un sous-investissement chronique depuis 2007 pointé du doigt par ce même observatoire, même si le montant des enveloppes repart à la hausse ces dernières années. En 2021, selon le rapport annuel du syndicat professionnel Routes de France, 14,9 milliards d'euros ont été dépensés, dont 8,8 milliards en investissement et 6,1 milliards en fonctionnement.
Dans ce contexte, un certain nombre de startups cherche à accompagner l'Etat et les collectivités pour préserver et améliorer ce patrimoine évalué à plus de 2.000 milliards d'euros. Parmi elles, la cannoise MasterMap, pilotée par Christophe Biondi et Marco Trucchi, deux ingénieurs en mécanique et mécanique de structure évoluant dans le secteur de l'aérospatial et du spatial. Ensemble, ils ont imaginé un petit boîtier qui, installé sur le tableau de bord d'un véhicule, détecte les vibrations et en déduit l'état des routes sur lequel il évolue.
Les données géolocalisées ainsi obtenues viennent alimenter en continu une cartographie des zones dégradées avec un code couleur indiquant le caractère prioritaire des interventions. « Il s'agit de proposer un outil de pilotage efficace aux collectivités qui, pour beaucoup, s'emparent de cette problématique de façon artisanale avec, pour certaines, un agent dédié qui parcourt les routes de la commune un ou deux mois dans l'année pour relever les nids de poule et autres fissures », expliquent les co-fondateurs.
Gaëlle Cloarec