e.Nova Aerospace conçoit un parapluie de rentrée atmosphérique pour le New Space
Gaëlle Cloarec
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Photo d'illustration
e.Nova Aerospace
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e.Nova Aerospace
A Cannes, e.Nova Aerospace poursuit son aventure. Fondée à l'été 2019 par Stéphane Heinrich, ancien consultant pour Thales Alenia Space, la jeune pousse est spécialisée dans le conseil et les études sur des thématiques de recherche liées au spatial, et plus particulièrement sur ce nouvel âge que constituent le New Space et son pendant environnemental, le Green Space.
Sa spécialité : la rentrée atmosphérique, ce moment critique caractérisé par une forte décélération et un échauffement important. Selon le dernier rapport sur l'environnement spatial de l'Agence spatiale européenne (ESA), près de 2.500 objets sont rentrés dans l'atmosphère terrestre en 2023, soit une masse de plus de 300 tonnes composées de débris, satellites et autres étages de lanceurs. Un chiffre appelé à se multiplier avec l'accélération du New Space et le développement de nouveaux services depuis l'orbite.
C'est dans ce contexte que se placent e.Nova Aerospace et son projet BFS (pour Back From Space). Celui-ci consiste « à offrir aux acteurs du New Space la capacité de ramener des choses depuis l'espace ». « L'objectif, précise le dirigeant, est de faciliter le retour d'un élément que l'on veut récupérer, protéger, sauvegarder voire réutiliser ». Et ce, via un kit de rentrée atmosphérique, intégré à la charge utile à protéger, permettant lors de sa phase retour le déploiement d'un parapluie de protection composé d'un « textile à base de céramique capable d'affronter des températures proches de 1.500 °C ».
Cette première brique technologique - la protection aérothermique - a été validée. Elle a été développée en partenariat avec la société RTech, spécialiste des analyses fluidiques, l'Institut français du textile et de l'habillement (IFTH) et le laboratoire de recherche du CNRS-ICARE et de l'université d'Orléans. Cette étape a été soutenue par une enveloppe de 150.000 euros issue du Plan de relance.
Gaëlle Cloarec