Investissement et réindustrialisation, comment La Savonnerie du Midi promeut le Made in France
Laurence Bottero
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Réindustrialiser est devenu une préoccupation majeure à la fois pour des questions de souveraineté, de protection des savoir-faire et de compétitivité. Si l'industrie recrée de l'intérêt, tel n'a pas toujours été le cas. Lorsque le groupe familial Prodef reprend la Savonnerie du Midi en 2013, loin est le discours sur la nécessité de réarmer la France industrielle et réallumer les vieux chaudrons va prendre du temps, celui de longue rénovation. Le premier est ainsi réallumé en 2018.
Dix ans plus tard, en 2024, le contexte est nettement différent. L'industrie est devenue un axe privilégié de la stratégie de souveraineté de la France, tandis que le secteur s'est modernisé, tendant vers un modèle 4.0, c'est-à-dire plus numérisé, plus propre, plus accueillant en quelque sorte. 2024 c'est aussi l'année des 130 ans de la Savonnerie du Midi. Et celle de l'installation d'une nouvelle ligne de production. Un investissement total de 1,2 million d'euros, auquel France 2030 a apporté sa contribution à hauteur de 400.000 euros.
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Un investissement rendu nécessaire, à la fois parce que dans « l'industrie, il faut moderniser régulièrement », dit Guillaume Fiévet et parce que la croissance est là, de l'ordre de 20%. « En 2013, lorsque notre groupe familial, le groupe Prodef, a racheté la Savonnerie, les premiers investissements ont été consacrés aux chaudrons et aux lieux. Les trois lignes existantes sont anciennes, il convenait donc d'investir. Et nous avons voulu une ligne polyvalente », précise le PDG de l'entreprise, avec l'objectif de pouvoir seconder les autres lignes, qui sont, elles, spécialisées, l'une pour former les cubes, les deux autres, les savonnettes. « Cet investissement nous permet également d'augmenter la qualité du marquage » et de faire face à la demande accrue de la capacité de production.
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