Cultivateur de plantes à parfums, comment le Groupe Mul consolide son approvisionnement
Gaëlle Cloarec
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Photo d'illustration
Fleurs d'Exception
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Fleurs d'Exception
Au pays de Grasse, berceau de la parfumerie, c'est dans les champs de fleurs que tout commence. Rose Centifolia, fleur d'oranger, lavande, mimosa, jasmin mais aussi feuille de violette, petitgrain, cyprès... depuis le XVIIe siècle et cette histoire de gants malodorants, on y cultive et transforme les plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM). Pourtant, l'inflation immobilière, les productions horticoles étrangères à bas coût et les molécules synthétiques ont bien failli avoir raison de cette filière multi-centenaire. Des 5.000 producteurs qui couvraient le territoire dans les années 1930 ne restent plus que quelques dizaines d'irréductibles. Lesquels retrouvent aujourd'hui un dynamisme certain, porté en ce millénaire par le retour à la naturalité, aux produits locaux et tracés.
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De cette « nouvelle réalité », le groupe familial Mul a fait un tremplin. Cultivateur et transformateur de PPAM depuis cinq générations, il réunit 110 personnes en équivalent temps plein pour un chiffre d'affaires de 44,7 millions d'euros en 2023. Dès 2016, il s'est emparé du sujet du sourcing des matières premières avec la création de sa filiale Mul Aromatiques. L'idée : sourcer les ingrédients naturels d'intérêt externes à la production du groupe comme la vanille, le café, le cacao, les épices... pour répondre aux besoins de ses clients, industriels de la parfumerie, de l'aromatique et de l'agroalimentaire. « Il s'agit d'apporter des informations pertinentes en termes organoleptiques bien sûr mais aussi sur les conditions environnementales et sociales dans lesquelles sont cultivées ces matières premières. En France comme à l'étranger », explique Cécile Mul, présidente du groupe basé à Pégomas et Bar-sur-Loup, dans le bassin grassois.
Gaëlle Cloarec