Affaire Ghosn : nouvelle perquisition au siège de Renault pour saisir du matériel informatique

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(Crédits : Regis Duvignau)
Une perquisition a eu lieu mercredi au siège de Renault dans l'enquête visant Carlos Ghosn pour deux soirées organisées au château de Versailles et des virements suspects entre le constructeur automobile et une entreprise omanaise, a-t-on appris jeudi 11 juillet auprès du parquet de Nanterre.

La police a effectué mercredi 10 juillet une perquisition au siège de Renault à Boulogne-Billancourt, a annoncé le constructeur automobile français, qui dit pleinement coopérer avec les autorités. "L'exploitation des documents saisis lors de la première perquisition (le 3 juillet) a permis d'identifier des assistants personnels de Carlos Ghosn dans le bureau desquels le parquet de Nanterre a décidé de réaliser une perquisition supplémentaire", a précisé le parquet à l'AFP.

Des ordinateurs, des téléphones portables et des tablettes utilisés par ces assistants ont ainsi été saisis par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff). L'ancien patron de Renault est visé par une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Nanterre. La justice s'intéresse à deux soirées organisées au château de Versailles en échange d'une convention de mécénat entre la marque au losange et l'établissement qui gère le château.

Des transferts de fonds suspects

La première a été organisée le 27 mars 2014 par Carlos Ghosn pour fêter ses 50 ans, sous couvert de célébrer les quinze ans de l'alliance Renault-Nissan. La seconde, qui remonte à octobre 2016, aurait été organisée pour le mariage de Carlos Ghosn avec son épouse Carole. L'enquête a depuis été élargie à des transferts de fonds suspects entre Renault et le distributeur de Renault et Nissan à Oman, Suhail Bahwan Automobiles (SBA).

Lire aussi : Carlos Ghosn dans le collimateur du fisc français

Les enquêteurs japonais se sont déjà penchés sur des transferts de fonds similaires entre Nissan et SBA. Une somme de 35 millions de dollars issue de la "réserve du PDG" a été versée par l'entreprise japonaise au distributeur omanais selon une source proche du dossier au Japon.

L'argent aurait ensuite atterri dans une société libanaise, Good Faith Investments (GFI), gérée par des associés de M. Ghosn. Une partie de cet argent lui serait indirectement revenu pour acheter un yacht et investir dans une société dirigée par son fils aux Etats-Unis. Les enquêteurs français cherchent à savoir si un montage similaire a été utilisé avec les fonds transférés de Renault vers SBA.

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Commentaires
a écrit le 12/07/2019 à 20:04 :
Voici qu’apparaît un informaticien très mystérieux, dont personne ne semblait connaitre l'existence, au service exclusif de Carlos Ghosn et qui œuvrait dans une pièce ultrasécurisée où lui seul avait accès. Une quinzaine d'appareils (tel. cryptés, ordinateurs....ont été saisis par les policiers.
a écrit le 12/07/2019 à 11:57 :
Et voilà que le complot est enfin arrivé en France !

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