L'Amérique du Sud, nouvel eldorado pour le "private equity"

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Dans un contexte économique effervescent, les opérations de capital-investissement se multiplient dans les pays de la région. L'an dernier, leur valeur avait bondi de 404%.

S'il est une zone géographique qui rencontre un succès croissant auprès des fonds de capital-investissement, c'est l'Amérique du Sud. Au deuxième trimestre, près de 10% des acquisitions réalisées par les fonds de private equity européens spécialisés dans le "buy and build"  - consistant à dynamiser les participations via de la croissance externe - ont porté sur des sociétés d'Amérique du Sud, selon une étude de la société de capital-investissement Silverfleet. Le britannique Apax a ainsi mis la main sur le groupe brésilien de services financiers Banco de Confidence de Cambio, pour 500 millions de dollars (370 millions d'euros), et les scandinaves Industri Kapital et Nordic Capital ont respectivement racheté l'équipementier industriel brésilien Pentec Industrial et la société colombienne d'ambulances Grupo EMI.

Prises de participations directes dans des fonds

Pour accélérer leur développement en Amérique du Sud, certains fonds agissent de façon plus directe, en prenant des participations dans des concurrents locaux, à l'image de l'américain Blackstone, qui s'est emparé de 40% du fonds brésilien Patria Investimentos, voilà un an. Il a été suivi par Highbridge Capital (groupe JP Morgan Chase), devenu l'actionnaire majoritaire de Gavea Investimentos, le fonds créé par l'ancien gouverneur de la banque centrale du Brésil, Arminio Fraga.

Une croissance économique régionale attendue à 4,5% en 2011

Si le private equity s'intéresse autant à l'Amérique Latine, c'est parce que sa croissance économique progressera de 4,5% cette année, selon le Fonds monétaire international, alors que celles de l'Amérique du Nord, de l'Europe et du Japon afficheront en moyenne une croissance de 1,6% seulement. A quoi s'ajoute un climat des affaires plus serein que dans d'autres régions et pays émergents, comme la Russie, et un environnement politique particulièrement favorable au capital-investissement.

Un pilier de la diversification des fonds 

Conséquence, 2011 pourrait s'inscrire dans le sillage de 2010, année qui avait vu les « deals » de private equity en Amérique Latine bondir de 404%, à 6,6 milliards de dollars, selon une étude d'Ernst & Young. L'Amérique Latine n'est plus un investissement de niche pour les fonds, mais un véritable un pilier de la diversification de leurs portefeuilles. 

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