AIG : un procès hors normes s'ouvre ce lundi à Washington

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AIG a été sauvé de la faillite en application de la règle du too big to fail (trop gros pour faire faillite).
AIG a été sauvé de la faillite en application de la règle du "too big to fail" (trop gros pour faire faillite). (Crédits : reuters.com)
L'ancien PDG de la compagnie d'assurance réclame 40 milliards de dollars au gouvernement américain. Celui-ci avait pourtant déboursé 182 milliards de dollars pour sauver le groupe en faillite.

Seront appelés à la barre, les principaux protagonistes de la crise des subprimes: Ben Bernanke (président de la Fed à l'époque des faits), Timothy Geithner (à l'époque président de la Fed de New York) et Henry Paulson (ancien secrétaire au Trésor). Ils sont accusés par Maurice Greenberg, ancien PDG du groupe d'assurance de l'avoir spolié, et d'avoir violé le cinquième amendement de la constitution des Etats-Unis. Celui-ci interdit de réquisitionner une propriété privée sans une juste indemnité.

Le cinquième amendement violé ?

Celui qui a dirigé AIG pendant près de 40 ans reproche au gouvernement de s'être accaparé 79,9% du capital en 2008. Alors que le groupe était menacé de faillite, le gouvernement avait effectivement choisi de le nationaliser afin d'éviter le risque systémique qu'imposait la taille d'AIG. C'était la fameuse règle du "too big to fail" (trop gros pour faire faillite). Cette nationalisation a coûté la bagatelle de 182 milliards de dollars au contribuable américain. Depuis le gouvernement a été remboursé, réalisant au passage une jolie plus-value.

40 milliards de dollars réclamés

Selon Maurice Greenberg, toujours actionnaire à hauteur de 12% du capital via son fonds Star International, l'État s'est servi d'AIG pour sauver d'autres établissements et ce, au détriment des actionnaires du groupe d'assurance. Il réclame 40 milliards de dollars au gouvernement.

Le groupe, de son côté, n'a pas souhaité se joindre à la plainte de son principal actionnaire. Son PDG a rappelé que l'État avait sauvé AIG et qu'il continuait "à remercier l'Amérique".

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