AIG : 9 milliards de dollars de bénéfices et 1.500 salariés licenciés

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L'assureur américain AIG, en plein recentrage, a quasiment triplé ses bénéfices en 2013, année marquée par une absence de sinistres majeurs et davantage de primes encaissées. Son bénéfice net annuel est ressorti à 9,08 milliards de dollars, contre 3,43 milliards un an plus tôt, selon les résultats publiés jeudi.
Décidé à se délester de tous ses actifs non stratégiques, le groupe qui comptait 63.000 salariés fin 2012, a annoncé avoir versé 265 millions de dollars d'indemnités de licenciements au quatrième trimestre. La somme correspond à environ 1.500 personnes, soit 3% des effectifs totaux du groupe, rapporte le Financial Time.
Sur ces trois derniers mois de l'année, l'assureur a enregistré un bénéfice de 1,97 milliard de dollars, contre une perte de 4 milliards de dollars un an plus tôt. Les revenus ont reculé conformément aux attentes, à 33,95 milliards de dollars, en baisse de 2,6% sur un an, et 8,62 milliards (-0,1%) sur le quatrième trimestre.
L'assureur a réussi à se débarrasser, après quatre ans de mise en vente, d'ILFC, considérée comme un actif non stratégique et cédée pour 5,4 milliards de dollars à la société de location d'avions AerCap
La transaction, qui a été approuvée jeudi par les actionnaires du groupe néerlandais, devrait lui permettre d'accélérer son repositionnement. Elle devrait être finalisée au cours du second trimestre de l'année.
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En 2012, la performance avait été grevée par de gros éléments exceptionnels: AIG avait dû passer une provision de 2 milliards de dollars liés à l'ouragan Sandy et une perte comptable de 4,4 milliards de dollars en raison de dépréciations de valeur due à la vente retardée d'ILFC, sa filiale de location-vente d'avions.
Fort de sa santé retrouvée, l'assureur a augmenté de 25% le dividende qu'il va distribuer à ses actionnaires et va racheter pour 1 milliard de dollars d'actions supplémentaires.
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Premier assureur mondial lors de la crise des subprimes en 2008, AIG avait alors été sauvé de la faillite par l'État, qui avait injecté 182 milliards de dollars d'argent public, avant de se retirer, non sans quelques conséquences.
L'action montait de 1,33% à 50,25 dollars dans les échanges suivant la clôture de la séance à Wall Street.
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