Investissements post-Covid-19 : les assureurs privilégient la santé, le tourisme et les PME/ETI

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Florence Lustman, présidente de la Fédération française de l’assurance.
Florence Lustman, présidente de la Fédération française de l’assurance. (Crédits : FFA)
Ce programme d'investissement de 1,5 milliard d'euros "comprendra trois volets et sera majoritairement investi en actions", a fait savoir la Fédération française de l'assurance dans un communiqué.

La Fédération française de l'assurance a détaillé ce mercredi les contours du programme d'investissement de 1,5 milliard d'euros mis en œuvre pour soutenir les entreprises frappées par la crise sanitaire, lequel va se focaliser sur les secteurs de la santé, du tourisme et sur les PME-ETI.

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Trois volets

Ce programme, construit en partenariat avec la Caisse des dépôts, "comprendra trois volets et sera majoritairement investi en actions", a fait savoir la fédération dans un communiqué.

Un premier volet sera destiné aux PME et les ETI, "sans orientation sectorielle", détaille le communiqué, précisant qu'un premier versement de 100 millions d'euros a déjà été effectué fin mai à un fonds géré par le secteur. Ce fonds investit dans des entreprises cotées, résidentes en France, des secteurs de l'industrie et des services.

Deuxième volet de ce plan, 150 millions d'euros seront mobilisés "dans le courant de l'été" afin de financer les entreprises du secteur du tourisme, soit par le biais de plateformes de financement participatif, soit via un fonds d'investissements en actions, est-il ajouté.

Enfin, un dernier volet "d'au moins 600 millions d'euros" sera consacré au secteur de la santé: ces investissements "contribueront à renforcer la souveraineté sanitaire et seront réalisés notamment dans les domaines de la recherche, des infrastructures, de la logistique et des services de santé", explique la FFA, soulignant que la mise en place de ce volet est prévue pour octobre.

Accent sur la transition écologique

La fédération précise que les investissements dans des structures non cotées seront "conditionnés par l'intégration des enjeux du développement durable dans l'entreprise et à la fixation d'objectifs dans ce domaine".

En outre, les "critères extra-financiers devront systématiquement être pris en compte dans le processus de sélection d'une entreprise et certaines activités comme le charbon thermique seront exclues", poursuit le lobby de l'assurance.

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