Mayotte : les assureurs envoient une mission d'expertise commune
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Les perturbations sur les communications et l'électricité compliquent la gestion des sinistres.
Chafion Madi
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Les perturbations sur les communications et l'électricité compliquent la gestion des sinistres.
Chafion Madi
Un chaos. Une tragédie nationale. Une désolation totale. Le cyclone tropical Chido a provoqué des dégâts considérables à Mayotte, département français depuis 2009, et sans doute des milliers de victimes. Comme pour toutes les catastrophes naturelles, les assureurs sont en première ligne. La profession a décidé l'envoi d'une mission de reconnaissance commune à tous les assureurs concernés (Groupama, GMF, Allianz, Generali, ...). Concrètement, en accord avec la Fédération des Sociétés d'Expertise (FSE), ils vont envoyer très rapidement sur place quelques expert, dotés d'une lettre de mission de France Assureurs pour réaliser une première évaluation.
Par ailleurs, comme souvent lors de catastrophes naturelles, les assureurs ont décidé d'étendre le délai légal de déclaration des sinistres à 45 jours, contre 30 jours habituellement. Selon les premières estimations, les écoles et une grande partie des habitations ont été détruites, et environ 100.000 habitants seraient aujourd'hui sans logement, soit un tiers de la population. Le réseau routier, l'accès à l'eau ou à l'électricité sont également très endommagés ou perturbés.
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Le faible taux de personnes assurées à Mayotte, de l'ordre de 10 % selon France Assureurs, doit être cependant relativisé, car la moitié de la population de l'île à moins de 18 ans. Reste que compte tenu de la pauvreté endémique de ce département, l'insalubrité des habitations, la « matière assurable » - autrement dit, ce qui est potentiellement assurable - devrait être plus beaucoup faible qu'aux Antilles, en Guyane ou en Nouvelle-Calédonie.