BNP Paribas et CNP Assurances auraient sous estimé leur exposition à la Grèce
latribune.fr avec Reuters
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L'Institut international des normes comptables (IASB) critique les dépréciations sur la dette grecque, rapporte un article du Financial Times. Dans une lettre adressée aux régulateurs européens, l'IASB a critiqué les incohérences des banques et des assurances dans leur façon de déprécier la valeur de leurs actifs grecs, sans toutefois viser un établissement ou un pays en particulier, précise le quotidien économique.
Deux établissements français figurent dans le courrier de l'IASB, précise le quotidien. Selon une source ayant eu connaissance du courrier, rapporte que la lettre exprimait des inquiétudes sur l'approche comptable employée par BNP Paribas et CNP Assurances. Mais ces derniers ont déclaré de leur côté qu'ils ont suffisamment provisionné sur leur compte leur exposition à la Grèce, selo l'AFP.
La banque et l'assureur français ont tous deux annoncé des décotes de 21% sur leurs actifs grecs, comme convenu lors du dernier plan d'aide à Athènes. Ils ont également jugé que la dette grecque ne pouvait être évaluée au prix du marché en raison de son manque de liquidité.
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De leur côté, les établissements financiers ayant utilisé les prix du marché, comme Royal Bank of Scotland, ont opté pour des décotes beaucoup plus lourdes, de l'ordre de 50%. Au total, par des méthodes comptables différentes, les banques européennes ont déprécié quelque trois milliards d'euros sur leurs obligations grecques.
La Commission européenne a jugé mardi inutile de recapitaliser les banques du continent au-delà de ce qui avait été convenu à la suite des tests de résistance menés cette année.
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