Climat : l’ONG ShareAction place trois banques françaises en tête de son classement européen
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Bnp paribas depasse les attentes au deuxieme trimestre, le titre en profite
GONZALO FUENTES
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Bnp paribas depasse les attentes au deuxieme trimestre, le titre en profite
GONZALO FUENTES
C'est suffisamment rare pour être souligné : l'ONG britannique ShareAction vient de délivrer un satisfecit aux banques françaises en matière de lutte contre le changement climatique et pour la biodiversité. Dans un rapport, publié ce lundi, qui scrute les politiques « vertes » des 25 premières banques européennes (qui se sont engagées à atteindre un net zéro émission de carbone d'ici 2050), l'association distingue les banques françaises dans son classement, établi selon plusieurs critères (gouvernance du climat, risques climatiques, stratégie en matière de biodiversité...). Dans le trio de tête figurent en effet BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole. A l'inverse, en queue de peloton se trouvent deux banques allemandes (Commerzbank, DZ Bank) et une banque danoise (Danske Bank).
BNP Paribas a notamment obtenu des résultats meilleurs que les autres, avec un score global de 63%, devant Société Générale (56%) et Crédit Agricole (51%).
L'association souligne néanmoins que ces scores restent faibles et qu'il y a encore « beaucoup de chemin à parcourir ». Les auteurs du rapport dénoncent toujours le manque de transparence des banques, notamment dans le soutien aux secteurs à forte émission de carbone, la difficulté de saisir une grande partie du financement des secteurs à forte intensité de carbone et les « lacunes » dans les politiques de réduction de financement des industries fossiles, ce qui rendrait hors de portée l'objectif de contenir le réchauffement à +1,5 °C, conformément aux accords de Paris (2015).
Quant à la biodiversité, ce n'est pas réellement un sujet pour une grande majorité des grandes banques européennes.
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Au total, l'ONG regrette la trop grande place du « greenwashing » dans les politiques climatiques et appelle les banques à revoir leurs pratiques. « Les banques ont fait des promesses aux investisseurs et au public, il est temps qu'elles tiennent ces engagements », soulignent les auteurs du rapport.
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