Guerre en Ukraine : UniCredit n'exclut pas de quitter la Russie
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La banque italienne dispose d'une solide filiale bancaire en Russie.
Yara Nardi
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La banque italienne dispose d'une solide filiale bancaire en Russie.
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C'est au tour de la banque UniCredit, deuxième banque européenne la plus exposée en Russie, de préparer les esprits à une éventuelle cessation de ses activités dans ce pays. Dans un communiqué publié ce mardi, la banque italienne a ainsi prévenu, que « dans un scénario extrême », le coût d'une dépréciation totale de ses activités en Russie, y compris l'incapacité de recouvrer ses créances, pourrait s'élever jusqu'à 7,4 milliards d'euros.
Dans le détail, la filiale russe de la banque italienne, UniCredit Bank (4.000 salariés), a un portefeuille de prêts de 7,8 milliards d'euros, et « l'exposition transfrontalière » aux groupes russes s'élève à 4,5 milliards d'euros. Mais moins de 5% de ces sociétés sont frappées par les sanctions économiques décidées par l'Occident, précise la banque italienne. Selon elle, les actifs de sa filiale russe représentent « moins de 4% du total des fonds propres du groupe » et représente 3% des revenus.
« Dans un scénario extrême, où notre exposition est non recouvrable et réduite à zéro », l'impact maximal sur le ratio de fonds propres CET1 serait de 200 points de base, le faisant passer de 15,03% à 13%, précise ainsi le communiqué, soit un impact théorique de 6 milliards d'euros. En clair, Unicredit n'exclut pas de quitter définitivement la Russie : « cela fait partie des possibilités », a reconnu Andréa Orcel, directeur général d'Unicredit.
Cette communication ressemble à s'y méprendre au communiqué diffusé le 3 mars dernier par Société Générale se déclarant prête à « absorber les conséquences d'un éventuel scénario extrême qui affecterait les droits de propriété sur ses actifs bancaires en Russie ».
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A une nuance près : la banque française évoque davantage une expropriation (ou une contrainte de vendre sa filiale Rosbank, comptabilisée à hauteur de 2,1 milliards d'euros auquel s'ajoutent 500 millions d'euros de dette subordonnée) qu'une décision volontaire de plier bagage. Société Général a beaucoup investi en Russie depuis 20 ans et souhaite donc rester. Pour l'instant.
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