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Le géant suisse UBS appelé à revoir ses plans d'urgence

latribune.fr

Publié le 15 octobre 2024 à 14:36 - Mis à jour le 15 octobre 2024 à 14:36

En mars 2023, UBS avait déboursé 3 milliards de francs suisses pour reprendre et stabiliser Credit Suisse.

En mars 2023, UBS avait déboursé 3 milliards de francs suisses pour reprendre et stabiliser Credit Suisse.

DENIS BALIBOUSE

Le Quotidien Numérique

10 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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Le gendarme du secteur bancaire en Suisse, la Finma, a demandé ce mardi au géant bancaire de revoir ses plans d'urgence et de stabilisation pour tenir compte du rachat de Credit Suisse, qui avait secoué le pays alpin l'an passé.

La Finma souhaite qu'UBS « retravaille son plan de stabilisation et son plan d'urgence ». Dans un communiqué, le gendarme du secteur bancaire en Suisse a demandé ce mardi au géant bancaire de tenir compte des enseignements concernant « la rapidité et l'ampleur des retraits de dépôts » lors du rachat de Credit Suisse l'an dernier.

« Les enseignements tirés de la crise de Credit Suisse ont révélé que des options supplémentaires sont nécessaires pour renforcer encore la préparation aux crises », indique la Finma ce mardi.

« En tant que banque d'importance systémique à l'échelle mondiale, UBS doit satisfaire à des exigences particulières en matière de prévention des crises », a rappelé la Finma. Une banque d'importance systémique est un établissement dont la taille est telle que sa faillite potentielle aurait un effet très négatif sur le système financier international.

La Finma a pour l'instant « suspendu l'évaluation annuelle de ces plans (d'urgence et de stabilisation NDLR) pour l'année 2024 », précise le communiqué, ces plans devant être réévalués chaque année.

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Craintes d'une crise majeure

Pour rappel, en mars 2023, les autorités suisses avaient dû se réunir dans l'urgence pour éviter une faillite de la deuxième plus grande banque du pays. Elles avaient négocié son rachat par UBS. Ce dernier avait alors déboursé 3 milliards de francs suisses (une somme équivalente en euros au moment du rachat) pour la reprendre et la stabiliser.

Le rachat de Credit Suisse par UBS avait permis d'éviter une crise majeure pour l'économie suisse et pour le système financier international, les deux établissements étant alors tous deux classés parmi les banques considérées comme trop grosses pour les laisser faire faillite.

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Mais il avait aussi suscité de vives critiques en Suisse, entre autres en raison du poids que cette fusion a conféré à UBS, devenu un colosse bancaire. Ses détracteurs craignaient que l'établissement ne fasse vaciller l'économie helvétique en cas de crise à l'avenir.

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Une fusion qui n'entrave pas la concurrence

En juin dernier, la Finma avait estimé que la fusion d'UBS et de Credit Suisse n'entravait pas la concurrence, même si la banque s'est partiellement renforcée sur certains segments de marché. Dans un communiqué, l'autorité de surveillance indiquait avoir clos la procédure visant à examiner cette union forcée au regard du droit de la concurrence, sans imposer de conditions.

« La FINMA conclut que le regroupement d'UBS avec Credit Suisse ne supprime une concurrence efficace dans aucun segment du marché, même si UBS a pu renforcer sa position de marché dans certains segments partiels », précisait-elle.

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Compte tenu du caractère exceptionnel de cette fusion, la Finma s'était substituée à la Commission de la concurrence (Comco), ce rapprochement ayant été négocié dans l'urgence pour éviter une faillite de Credit Suisse. Elle avait cependant été « en contact étroit » avec la Comco qui l'a « continuellement soutenu » dans ce processus d'évaluation, tenait à souligner la Finma.

(Avec AFP)

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