UBS : un an après le rachat de Crédit Suisse, les résultats sont dans le vert
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Le groupe bancaire UBS affiche des résultats positifs un an après avoir racheté, sous la pression des autorités helvétiques, Crédit suisse.
Denis Balibouse
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Le groupe bancaire UBS affiche des résultats positifs un an après avoir racheté, sous la pression des autorités helvétiques, Crédit suisse.
Denis Balibouse
[Article publié le mercredi 14 août 2024 à 08h29 et mis à jour à 09h58] A mi-année, les résultats d'UBS sont satisfaisants. Le groupe bancaire suisse a réalisé plus d'1,1 milliard de dollars (1 milliard d'euros) de bénéfice net au deuxième trimestre. Un chiffre qui dépasse nettement les prévisions. Les analystes interrogés par l'agence suisse AWP tablaient en moyenne sur 608 millions de dollars de bénéfice au deuxième trimestre.
Bien sûr, ce bénéfice n'est pas comparable à celui du deuxième trimestre 2023 puisqu'il avait alors été déformé par un gain comptable exceptionnel qui avait fait gonfler son bénéfice à 29 milliards de dollars (révisés ensuite à 27,8 milliards de dollars) à la suite du rachat forcé de Credit Suisse.
Seul ombre au tableau, le chiffre d'affaires d'UBS a reculé de 7% à près de 11,1 milliards de dollars, plombé par un repli des revenus d'intérêts, mais il a cependant été en partie compensé par la bonne tenue des marchés de capitaux, au profit notamment de ses activités de banque d'investissement dont les revenus ont augmenté de 38%, indique la banque dans un communiqué.
Selon les analystes de Deutsche Bank, UBS a publié des chiffres « solides dans l'ensemble », même si les résultats sont « plus mitigés » par divisions, notamment dans la gestion de fortune, inférieure aux attentes du marché. La réduction des coûts est par contre « en bonne voie, voire même plus rapide qu'attendu », notent-ils dans un commentaire boursier.
Dans les premiers échanges, l'action s'adjugeait 2,39% à 25,72 francs suisses, dépassant nettement le SMI, l'indice de référence de la Bourse suisse, en hausse de 0,64%.
Le groupe UBS a franchi de nombreuses étapes dans son rapprochement avec Crédit Suisse durant le deuxième trimestre 2024. Il a notamment réalisé 900 millions de dollars d'économies supplémentaires, contre environ 1 milliard au premier trimestre, portant donc les économies déjà réalisées à 6 milliards de dollars.
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La banque vise la barre des 7 milliards de dollars d'économies d'ici fin 2024, soit 55% de l'objectif de 13 milliards de dollars qu'elle s'est fixée d'ici fin 2026, quantifie-t-elle dans le communiqué.
En mars 2023, UBS avait accepté de racheter son ancienne rivale sous la pression des autorités helvétiques pour éviter qu'elle ne fasse faillite. La fusion avait été officialisée dans l'urgence en juin 2023 et s'était traduite par un gain comptable hors-norme résultant de l'écart entre la valeur d'actif de Credit Suisse et les 3 milliards de francs déboursés par UBS (29 milliards de dollars).
Fin mai UBS, a franchi une étape importante dans cette fusion hors-norme en procédant à la fusion des sociétés de holding qui chapeautent les deux établissements. Début juillet, les entités helvétiques des deux banques ont également été fusionnées.
Maintenant que ces étapes ont été bouclées « en avance sur l'agenda », souligne Andreas Venditti, analyste chez Vontobel, « UBS va être en mesure d'intensifier ses efforts d'intégration », écrit-il dans une note de marché. L'analyste s'attend désormais à des synergies de coûts « significatives ».
vDurant le trimestre, UBS a également avancé dans la résolution des affaires qui avaient secoué Credit Suisse, en proposant une solution pour compenser les investisseurs lésés lors de la faillite de la société britannique d'affacturage Greensill. Quelque 10 milliards de dollars y avaient été investis par le biais de quatre fonds.
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La migration des systèmes informatiques, l'autre grand défi d'UBS
Avec le rachat de Crédit Suisse, UBS fait face à un défi majeur : fusionner avec ses propres systèmes informatiques les données de milliers de clients de Crédit Suisse. « Ce qui est complexe, c'est que les données d'un très grand nombre de clients de Credit Suisse vont dorénavant devoir être transférées vers les systèmes d'UBS. Cela représente beaucoup de données, avec l'historique de chaque client qui peut remonter à des décennies », analyse Andreas Venditti, analyste chez Vontobel.
Selon les projections d'UBS, ce chantier informatique devrait durer jusqu'à fin 2026, le patron du groupe, Sergio Ermotti, a précisé que seules 10% des quelque 3.000 applications informatiques de Credit Suisse seront conservées.
(Avec AFP)
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