Néo-banque : N26 repart à la conquête de clients avec une offre plus globale
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jérémie Rosselli, general manager de N26, mise sur la pédagogie pour convaincre ses clients française à aller en Bourse.
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jérémie Rosselli, general manager de N26, mise sur la pédagogie pour convaincre ses clients française à aller en Bourse.
DR
Après le « compte rémunéré » lancé en juin, la néo-banque allemande N26 étoffe encore un peu son offre bancaire avec la possibilité pour les clients d'acheter en direct des actions ou des ETF sur un compte titres (hors PEA pour l'instant). La fonction n'est pas nouvelle. Elle constitue même un des piliers historiques d'autres banques en ligne, comme BoursoBank dont l'ADN vient du courtage en ligne. Des concurrents plus frontaux en Europe, à l'image de Revolut, ont également développé des services de courtage.
« Nous sommes dans une seconde phase de notre développement. Jusqu'ici, nous nous sommes concentrés sur l'opérationnel. Nous visons désormais à accélérer la croissance de nos revenus », explique Jérémie Rosselli, directeur général de N26 France & Benelux. La hausse des taux d'intérêt a de fait redonné de l'intérêt aux produits bancaires traditionnels, comme les dépôts et le crédit, et toutes les néo-banques visent désormais à être le compte principal multi-équipés.
C'est d'autant plus vrai pour N26 que la fintech était limitée par le régulateur allemand depuis la fin 2021 dans sa capacité à conquérir de nouveaux clients, à 50.000 par mois (tous pays confondus), un plafond relevé à 60.000 en début de mois, pour des insuffisances en matière de conformité et de lutte contre la fraude.
Cette contrainte est désormais levée depuis mai dernier. Une période difficile pour la banque mais mise à profit pour revoir toutes les procédures internes, sa gouvernance, renforcer la formation de ses 1.500 salariés et surtout développer une nouvelle stratégie centrée non plus sur le nombre de clients, mais sur une cible de « revenue-relevant customers », bref sur les clients jugés importants en termes de revenu. Soit 4,2 millions de clients concernés en 2023. « Nous souhaitons changer certains codes », reconnaît Jérémie Rosselli.
À lire également
Le lancement de ce service de courtage participe donc à cette nouvelle stratégie, comme la création d'un IBAN domestique (juillet 2023), une offre crypto (mars 2024), le compte d'épargne et le compte joint (juin 2024). Quelques incursions dans le crédit sont tentées dans certains pays, mais avec prudence. Pour l'instant, pas de projet dans le crédit immobilier malgré les annonces de Revolut qui souhaite s'y engager et les offres des banques en ligne filiale des banques françaises (BoursoBank, Hello Bank !, BforBank, Fortuneo...).
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.
