Société Générale : chronique d’un divorce entre la banque et la Bourse
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La valorisation de la banque reste l'une des plus basses du secteur bancaire, à environ 30% de son actif net.
Reuters
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La valorisation de la banque reste l'une des plus basses du secteur bancaire, à environ 30% de son actif net.
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Il y a un an, à l'occasion de sa première « vraie » sortie depuis sa nomination au poste de directeur général de la Société Générale, Slawomir Krupa avait douché son auditoire d'analystes à Londres. Le cours de l'action s'était effondré de 12% dans la journée. Il n'a guère rebondi depuis.
La valorisation de la banque reste l'une des plus basses du secteur bancaire, à environ 30% de son actif net, contre une moyenne de 100% pour les banques européennes. « Cette décote n'est pas nouvelle mais il semble que les marchés ont baissé les bras sur la valeur », constate Antonio Roman, gérant chez Axiom AI.
La feuille de route présentée ce 18 septembre 2023 s'inscrivait pourtant dans la continuité du plan stratégique 2025 de Frédéric Oudéa, l'homme qui avait tenu les rênes de la banque pendant quinze ans avant de devoir passer la main en juin 2023. Seul point de rupture, mais de taille : la croissance.
Si le plan d'Oudéa restait ambitieux sur la croissance, celui de Krupa promet surtout l'austérité, avec une croissance quasi nulle sur les prochaines années, alors que l'ensemble du secteur profite à plein des marchés et de la remontée des taux. « Un plan honnête dans son évaluation de la situation et conçu pour être ambitieux dans un cadre réaliste », s'est défendu, mardi dernier, Slawomir Krupa lors d'une conférence organisée par Bank of America à Londres.
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Tout l'objectif du nouveau patron peut tenir en un mot : « robuste ». La décision stratégique, dont va découler toutes les autres décisions, notamment les cessions d'actifs et une moindre distribution aux actionnaires, est de porter le ratio de solvabilité CET1 (fonds propres « durs » sur actifs pondérés) au niveau élevé de 13%, largement supérieur aux exigences réglementaires. En clair, le nouveau management a arbitré la solidité financière plutôt que la performance. Cela suppose de simplifier le modèle de l'entreprise, de travailler sur les coûts - 1,7 milliard d'euros d'économies - et revoir les métiers, ligne par ligne.
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