Plombée par la marge d’intérêt en 2023, Société Générale attend le rebond en 2024
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La banque table sur une croissance de ses revenus d'au moins 5 % en 2024.
Reuters
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La banque table sur une croissance de ses revenus d'au moins 5 % en 2024.
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2023 a été une année blanche pour Société Générale. Le résultat net de la banque est certes en progression de 37% à 2,5 milliards d'euros (-60% au quatrième trimestre). Mais l'an dernier, le résultat net avait été creusé par la vente forcée de la filiale russe. En 2021, le groupe avait dégagé un résultat record de 5,6 milliards d'euros. Mais surtout l'écart se creuse avec BNP Paribas (11 milliards de profits) ou Crédit Agricole SA (6,3 milliards de résultat net).
Après cette année de « transition », selon le nouveau directeur général Slawomir Krupa, 2024 « sera l'année du rebond des revenus et de l'efficacité opérationnelle ».
Une fois de plus, l'année a été riche en émotions et rebondissements. Elle marque le départ de Frédéric Oudéa en juin dernier, après quinze ans de règne, et l'arrivée d'un homme des marchés, Slawomir Krupa au détriment du dauphin présumé, Sébastien Protto, « l'homme de la fusion des réseaux ».
La présentation d'une nouvelle feuille de route en septembre a douché les prévisions des analystes financiers et fait décrocher le cours de l'action, déjà au plus bas. Le nouveau patron table sur des économies brutes de 1,7 milliard d'euros d'ici 2026, une croissance des revenus quasi-nulle, un objectif de rentabilité abaissé dans une fourchette de 9 à 10% et un relèvement de son ratio de capital à 13% en 2026, après prise en compte des nouvelles exigences réglementaires.
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Dans le sillage de ce plan, le groupe vient d'annoncer un plan social portant sur la suppression de 950 postes au siège de la banque. Le mot d'ordre est de faire une banque « robuste et durable ». En clair, faire remonter le cours de l'action sur les multiples de ses pairs. La décote est importante, de l'ordre de 50% sur la moyenne européenne du secteur.
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