BPCE : le résultat net du groupe bancaire en baisse
latribune.fr

BPCE a annoncé un résultat net en baisse ce jeudi, en raison notamment de sa stratégie sur les provisions d'impayés.
Philippe Wojazer
latribune.fr

BPCE a annoncé un résultat net en baisse ce jeudi, en raison notamment de sa stratégie sur les provisions d'impayés.
Philippe Wojazer
Début d'année contrasté pour BPCE. Le groupe bancaire a annoncé, ce jeudi, une chute de son résultat net, en baisse de 17% sur un an, au deuxième trimestre, à 806 millions d'euros.
Pour faire face à un environnement économique compliqué, BPCE a provisionné 560 millions d'euros, un montant en hausse de 64% sur un an. Ce « coût du risque » est multiplié par deux au sein des deux réseaux français de banque de détail du groupe, les Banques populaires et les Caisses d'épargne, qui en supportent l'essentiel.
Le produit net bancaire (PNB), équivalent du chiffre d'affaires pour le secteur, s'est élevé à près de 5,6 milliards d'euros entre avril et juin, en hausse de 3% sur un an. C'est une première hausse sur un trimestre depuis la fin d'année 2022. BPCE met aussi en avant son bénéfice net au premier semestre, en hausse de 12% sur un an.
La comparaison est flattée par l'arrêt cette année de la cotisation au Fonds de résolution unique (FRU, un fonds de sauvetage à même de renflouer une banque européenne qui rencontrerait des difficultés financières), très favorable au premier trimestre et moins favorable au deuxième, du fait d'une rétrocession après un trop-versé l'an dernier.
Dans le détail, le résultat net du pôle Banque de proximité et assurance a baissé de 11% sur la période, à 637 millions d'euros, pour un PNB en hausse de 2%, à 3,7 milliards d'euros.
Les métiers spécialisés, l'assurance et les services de paiements se sont distingués entre avril et juin. Mais la marge de la banque reste comprimée par la part de marché importante du groupe dans l'épargne réglementée.
Rémunérés à 3% net cette année, les Livrets A et Livrets de développement durable et solidaire (LDDS) au bilan de BPCE représentent une charge proche de 2 milliards d'euros pour la banque.
La division « Global financial services », qui regroupe les métiers dits « mondiaux » issus de la banque Natixis, affiche un résultat net de 384 millions d'euros, en hausse de 19%, pour un PNB proche des 2 milliards d'euros (+8%).
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Le résultat net est par ailleurs amputé d'une charge « hors métiers » de 215 millions d'euros.
BPCE avait dévoilé le 26 juin un nouveau plan stratégique d'ici 2030. Il vise désormais un résultat net de 5 milliards d'euros d'ici 2026, et des investissements d'un milliard d'euros, notamment dans les nouvelles technologies.
Une pierre d'importance a déjà été posée : la reprise à venir des activités de financement de biens d'équipement pour les entreprises de la Société Générale, regroupées dans SGEF, moyennant 1,1 milliard d'euros. La plus grosse acquisition de l'histoire du groupe.
BPCE, qui fête ses 15 ans jour pour jour, est aussi en ébullition cet été grâce à son partenariat avec les Jeux olympiques de Paris 2024. Le groupe « s'est engagé dès 2019 dans le projet de financement du Village olympique » à hauteur d'un milliard d'euros, en financement et garantie, précise-t-il.
Près des la moitié des 3.500 entreprises attributaires des appels d'offres supérieurs à 100.000 euros du Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJOP) sont clientes de BPCE.
À lire également
BPCE est aussi en étroite affaire avec le géant du paiement Visa, autre sponsor des Jeux. Les cartes de paiement Visa prépayées valables sur les sites olympiques, critiquées pour leurs conditions d'utilisation restreintes, sont ainsi émises par la plateforme en marque blanche de BPCE Xpollens.
latribune.fr
Filière française du liège : cette guerre des bouchons qui cache une crise plus profonde
Neogy, Delfox, Tehtris : nouvelle hécatombe de start-up dans l'écosystème bordelais
Nouvelle usine à Douvrin, projet à Toulouse... L'ETI Netexial surfe sur les quelques succès de la réindustrialisation tricolore
Gaz : une hausse de 7,4% au 1er juillet pour 6 millions de ménages