Une grève au Crédit commercial de France le 4 février
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Le CCF, ex-réseau de banque de détail de HSBC en France, a annoncé début décembre le départ de 1.400 salariés.
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Le CCF, ex-réseau de banque de détail de HSBC en France, a annoncé début décembre le départ de 1.400 salariés.
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Tensions sociales au Crédit commercial de France (CCF). Les syndicats de la banque ont appelé ce mardi 28 janvier à une grève dans une semaine, le mardi 4 février. Ils dénoncent l'absence d'augmentation collective et des risques psychosociaux en hausse, sur fond de plan social d'une ampleur inédite. Le rassemblement est prévu à La Défense, quartier d'affaires proche de Paris, et devant plusieurs sites et agences en régions.
« Stop au mépris, non à la destruction de près de 1.400 emplois, stop à la qualité empêchée pour nos clients, oui à une reconnaissance concrète, à la hauteur du professionnalisme et de l'investissement des salariés », écrivent la CFDT, la CFTC, FO et le SNB dans un tract commun.
Le CCF, ex-réseau de banque de détail d'HSBC en France, a annoncé début décembre le départ de 1.400 salariés en 2025 et 2026. Ce qui ramènera le nombre de salariés de 3.900 à 2.500. Le nombre d'agences va, lui aussi, diminuer d'un tiers au même horizon, passant de 235 aujourd'hui, à 151 à terme. Soit 84 établissements en moins. Il s'agit du « PSE le plus important en France avec 42% de licenciements », avancent les représentants du personnel de CCF.
La direction estime que ce plan, dont une ébauche avait été présentée aux salariés début octobre, devrait lui permettre de retrouver l'équilibre financier en 2026 et de dégager des bénéfices à partir de 2027.
Sollicité par l'AFP, le CCF « accuse réception du préavis de grève déposé par les représentants syndicaux et entend les inquiétudes exprimées par les collaborateurs ». « Nous sommes conscients que cette période de transformation suscite des interrogations et mettons tout en œuvre pour accompagner chaque collaborateur », explique un porte-parole.
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La marque CCF a été ressuscitée en 2024 par la société My Money Group (MMG), contrôlée par le fonds américain Cerberus. Ceci, après le rachat du réseau de banque de détail en France du géant bancaire britannique HSBC et de son portefeuille de 800 000 clients, qui s'est étalé sur près de trois ans.
La direction du CCF, incarnée par le directeur général Niccolò Ubertalli, s'était octroyée un an pour amorcer une nouvelle phase de la stratégie du groupe. Son ambition est de créer une « banque française patrimoniale et à taille humaine » recentrée sur une clientèle de professionnels, de libéraux et d'indépendants, comme des avocats ou des médecins, disposant de 50.000 euros d'avoirs et plus.
À noter : le fonds Cerberus est connu pour être un actionnaire très porté sur les économies, qui ne s'inscrit que rarement dans le très long terme. Il n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai dans le secteur bancaire. Il avait ainsi déboursé 3,2 milliards d'euros en 2007 pour s'offrir l'ancienne banque syndicale autrichienne Bawag, menacée de faillite l'année précédente, et introduite en Bourse dix ans plus tard.
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Le fonds américain a également acheté au Trésor britannique en 2015 un portefeuille de prêts hypothécaires issus de la banque défunte Northern Rock, nationalisée en 2008. S'en était suivi un bras de fer avec le groupe d'emprunteurs, qui reprochaient à leur créancier de ne pas appliquer les nouveaux taux de marché, plus bas que ceux qu'ils avaient signés. Ce passé ne rassure pas les syndicats de CCF.
(Avec AFP)
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