Chaque jour ou presque son annonce de relocalisation bancaire post-Brexit. Ce vendredi, c'est dans le cadre d'une visite à Dublin que le PDG de Bank of America, Brian Moynihan, lui-même d'ascendance irlandaise, a annoncé au Premier ministre Leo Varadkar que le géant bancaire avait choisi la capitale comme « lieu privilégié pour ses principales entités juridiques dans l'UE après la sortie du Royaume-Uni » de l'Union européenne. C'est le premier géant de Wall Street à le faire.
Il a toutefois assuré au Financial Times que le taux d'impôt sur les sociétés, de 12,5% seulement en Irlande, « n'entrait pas vraiment en considération. »
Cependant, Brian Moynihan n'a pas précisé le nombre d'emplois qui pourraient venir agrandir les équipes actuelles de Bank of America à Dublin, à savoir 700 personnes. La deuxième banque américaine par les actifs, maison-mère de Merrill Lynch (rachetée au bord de la faillite après la crise des subprimes) et de US Trust, ne va pas, en outre, concentrer toutes ses équipes européennes en Irlande. Brian Moynihan a ajouté
Dans son entretien au Financial Times, il a cité Madrid, Milan, Francfort, Paris et Amsterdam comme autres implantations potentielles.
À lire également
C'est finalement un scénario proche du plan de JP Morgan Chase, la première banque américaine, dont le PDG, Jamie Dimon, envisage d'implanter l'entité juridique principale à Francfort tout en transférant des équipes dans plusieurs grandes villes européennes, au plus près des clients, les grandes entreprises et les grandes fortunes. Paris, avec ses poids lourds du CAC 40, émetteurs de dettes obligataires, initiateurs d'opérations de fusions et acquisitions, pourrait ainsi récupérer à la marge quelques relocalisations post-Brexit, en plus de celle de HSBC (environ 1.000 emplois) et celles des banques françaises (un millier également), annoncées ce vendredi aussi.
L’industrie française repasse les 10 % du PIB, mais les usines continuent de fermer
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération