Crédit agricole devrait payer 787 millions de dollars d'amende aux Etats-Unis

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En août, lors de la présentation de ses résultats semestriels, la banque française avait déclaré que ses discussions avec les autorités américaines étaient très avancées et qu'une résolution globale devrait intervenir avant la fin de l'année.
En août, lors de la présentation de ses résultats semestriels, la banque française avait déclaré que ses discussions avec les autorités américaines étaient "très avancées" et qu'une "résolution globale" devrait intervenir avant la fin de l'année. (Crédits : © Stephane Mahe / Reuters)
La banque française aurait accepté de payer une amende de 694 millions d'euros pour mettre fin aux enquêtes sur des soupçons de viol des règles américaines d'embargo, selon des sources proches du dossier.

En septembre, Reuters avait indiqué que Crédit agricole pourrait payer une amende de 900 millions de dollars. La banque française aurait finalement accepté de payer une amende de 787 millions de dollars (694 millions d'euros) pour mettre fin aux enquêtes sur des soupçons d'opérations financières au profit d'individus ou de pays visés par des sanctions économiques des Etats-Unis, a-t-on appris mardi 20 octobre de source proche du dossier. Dans le détail, Crédit agricole est poursuivi pour avoir violé les règles américaines d'embargo en facilitant des transactions en dollars avec le Soudan, l'Iran, Cuba et la Birmanie.

L'accord à l'amiable conclu avec les autorités américaines devrait être annoncé ce mardi, a ajouté la même source proche du dossier.

Un accord de poursuite différé ?

Selon une autre source, les autorités américaines ont accepté de passer avec Crédit Agricole un accord de poursuite différé ("deferred prosecution agreement").

Dans ce type d'accord, les banques sont placées sous une surveillance accrue pendant une période donnée -- en général trois ans -- et si elles en violent les termes, des poursuites pénales peuvent être engagées.

Une amende qui ne mettrait pas Crédit agricole en difficulté

En août, lors de la présentation de ses résultats semestriels, la banque française avait déclaré que ses discussions avec les autorités américaines étaient "très avancées" et qu'une "résolution globale" devrait intervenir avant la fin de l'année.

Quoiqu'il en soit, des analystes estiment que l'amende en question serait largement couverte par la provision de 1,6 milliard d'euros mise de côté par le groupe pour l'ensemble de ses contentieux.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 20/10/2015 à 21:40 :
MON CRÉDIT AGRICOLE ! MON CRÉDIT AGRICOLE !
POURQUOI M’AS TU ABANDONNÉ ?

Ne croyez-vous pas que dans les petites communes l’emprunteur cautionné par ses voisins sera toujours poursuivi par la pensée que s’il ne payait pas , les autres seraient obligés de payer pour lui : il ne voudra pas s’exposer à perdre l’estime générale par son manque de loyauté ».
Jules MÉLINE

Le 23 février 1885, Louis MILICENT, auditeur au Conseil d’État, déposait les statuts de la première Caisse de crédit spécifiquement agricole. Son ambition est simple : « Les uns apportent leurs capitaux momentanément disponibles et leurs économies pour les mettre à la disposition de ceux qui en ont temporairement besoin. ». Il s’agit de la Caisse de SALINS dans le Jura.
Le modèle coopératif et mutualiste mis en place a conduit notre agriculture à l’une des premières places dans le monde. Il s’inspire d’un modèle millénaire déjà connu à Babylone.

Les agriculteurs sont à la fois propriétaires, gestionnaires et clients de la banque.

C’était il y a longtemps ! Aujourd’hui ainsi que le prédisait Jean-Marie Dauzier, le Crédit Agricole est aussi agricole que le Crédit Lyonnais est lyonnais.

Chez ce nouveau Crédit Agricole, l’argent n’a plus pour rôle de financer l’outil de production, mais uniquement de se reproduire, si possible à l’étranger dans des conditions souvent douteuses.

Pourquoi m’as-tu abandonné clament nos agriculteurs, ses anciens propriétaires, de plus en plus désespérés ?
a écrit le 20/10/2015 à 17:51 :
la banque de dépôt joue à la banque d'affaires et perd notre argent ! Alors monsieur le vice chancelier vous la tenez votre promesse ???
a écrit le 20/10/2015 à 13:49 :
Ce qui pose problème c'est qu'il n'y a pas réciprocité. On n' a pas vu l'UE donner des amendes aux banques américaines de l'ordre du milliard d'euro, et pourtant des occasions il y en a eu... Bref les USA font du racket et nos dirigeants ne bronchent pas. C'est une honte.
a écrit le 20/10/2015 à 9:40 :
Et pas un mot des Dirigeants Français et Européens, les Etats Unis font la loi en Europe, cela ne laisse rien présager de bon avec la farce du traité de libre échange.
Réponse de le 20/10/2015 à 13:22 :
Pourtant, à ma connaissance, au moins deux banques contestent actuellement devant un tribunal les diktats pris par le Ministre des finances américain : BPA (Bank of Andorra, UE) et FBME (Africaine). D'un autre côté, je comprend leur position : mieux vaut contre attaquer, plutôt qu'être interdit de licence ou directement mis en faillite. C'est un début de riposte.
a écrit le 20/10/2015 à 8:55 :
Comment les É-U tondent le monde
a écrit le 20/10/2015 à 8:42 :
L'argent de ses clients ne sert qu'à financer des initiatives locales haha
Réponse de le 20/10/2015 à 9:16 :
Ou à améliorer les comptes US... Avec toutes ces amendes (Bnp, SG, CA...) ça peut aider, on comprend pourquoi les States se portent mieux !

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