Fidelity, premier géant de la finance à sauter le pas du Bitcoin

Fidelity Digital Assets crypto
Fidelity

Fidelity Digital Assets crypto
Fidelity
Ce n'est pas forcément celui qu'on attendait, après des mois de rumeurs concernant Goldman Sachs, mais c'est un indéniable signe de l'institutionnalisation des crypto-monnaies, ou crypto-actifs comme il est convenu de les appeler : la firme d'investissement américaine Fidelity a annoncé lundi 15 octobre la création d'une nouvelle entreprise, Fidelity Digital Assets, proposant aux investisseurs institutionnels des services financiers autour des crypto-actifs. La vénérable institution de Boston, fondée il y a 72 ans, prend de court les géants de Wall Street en sautant le pas la première.
Les services proposés par Fidelity Digital Assets sont la conservation des "bitcoins, ethers et autres crypto-actifs", autrement dit "le stockage à froid, en chambre forte, hors ligne", ainsi que l'exécution des ordres, avec ses outils de courtage intelligents, le tout réservé à des "investisseurs institutionnels sophistiqués tels que les hedge funds, les family offices et les intermédiaires de marchés". Ils auront aussi un service client dédié 24/7.
Fidelity Digital Assets est issu de l'incubateur Blockchain lancé en 2013 par la firme, qui a également collaboré avec la plateforme d'échanges Coinbase et les experts du MIT Digital Currency Initiative.
La firme bostonienne, qui travaille pour 13.000 institutions financières et brasse 7.200 milliards de dollars d'actifs, dont 2.600 milliards sous gestion, souligne que s'il existe de nombreux fournisseurs de services pour les particuliers dans l'univers des crypto-actifs, il reste un vide à combler du côté des investisseurs professionnels, dont beaucoup attendraient, "sur la touche".
À lire également
L'arrivée de cet acteur prestigieux va-t-elle achever de convaincre ces institutionnels tentés mais frileux ? La volatilité du Bitcoin et des principales autres crypto-devises comme l'Ether peut demeurer un frein pour les plus conservateurs. Cependant, "qu'il s'agisse de la popularité croissante en tant que réserve de valeur, ou la relative non-corrélation avec les marchés financiers, du potentiel d'alimenter des paiements internationaux à moindres coûts ou de l'émergence de protocoles pouvant générer de nouvelles industries", Fidelity souligne qu'il peut y avoir de multiples motivations de s'intéresser à cette nouvelle classe d'actifs.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie