Goldman Sachs va ouvrir un desk de trading en bitcoin

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Le cours du bitcoin depuis un an : il a démarré l'année 2017 juste en dessous de 1.000 dollars pour flamber à près de 20.000 mi décembre. En quelques jours il a perdu 30% de sa valeur. Sa capitalisation avoisine les 225 milliards de dollars.
Le cours du bitcoin depuis un an : il a démarré l'année 2017 juste en dessous de 1.000 dollars pour flamber à près de 20.000 mi décembre. En quelques jours il a perdu 30% de sa valeur. Sa capitalisation avoisine les 225 milliards de dollars. (Crédits : Coindesk)
La banque d'affaires américaine prépare une équipe dédiée à la négociation des cryptomonnaies pour le compte de ses clients, rapporte l'agence Bloomberg. Alors que le bitcoin est l'actif le plus rentable de l'année, malgré sa chute de 30% en une semaine, le desk pourrait être opérationnel en juin prochain.

La récente décrue du bitcoin, qui a chuté de 30% en une semaine mais a multiplié sa valeur par 13 depuis janvier, ne devrait probablement pas contrarier les plans de Goldman Sachs. La grande banque d'affaires américaine prépare sérieusement son arrivée dans la négociation des monnaies virtuelles, dont le bitcoin est la plus connue. Selon l'agence Bloomberg, la firme de Wall Street est en train de mettre en place un desk de trading de cryptomonnaies, qui pourrait être opérationnel d'ici à la fin juin. Une équipe de professionnels est en voie de constitution à New York, elle pourrait utiliser le système de transactions électroniques de l'activité de taux, devises et matières premières.

"En réponse à l'intérêt de nos clients pour les monnaies numériques, nous étudions la meilleure façon de les servir" a simplement répondu un porte-parole de la banque à l'agence américaine.

Ses clients, voyant le bitcoin réaliser la meilleure performance de toutes les classes d'actifs, s'intéressent forcément à cet actif hautement spéculatif. La banque essaierait encore de résoudre les questions de sécurité et de conservation de ces titres virtuels. Des prototypes et des expérimentations son en cours, y compris en France, sur la conservation et le règlement de titres grâce à la technologie de registre distribué Blockchain, qui est justement le sous-jacent des monnaies virtuelles.

Actif prometteur ou arnaque ?

Goldman Sachs serait ainsi la première grande banque à se lancer dans le courtage en monnaies virtuelles. Son intérêt pour le bitcoin avait été révélé  en octobre par le Wall Street Journal. Le directeur général de Goldman, Lloyd Blankfein, avait alors affirmé qu'il en était encore au stade de la réflexion, "sans approuver ni rejeter", se rappelant que "les gens étaient sceptiques quand la monnaie-papier a remplacé l'or."

Une approche ouverte contrastant avec les jugements très négatifs de nombreux banquiers, à l'image de Jamie Dimon, le PDG de JP Morgan, qui avait qualifié le bitcoin d'"arnaque". De nombreuses voix, y compris le Prix Nobel d'Economie Jean Tirole se sont élevées pour mettre en garde contre la "bulle" du bitcoin, dont la capitalisation avoisine les 225 milliards de dollars.

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, qui est aussi le président du Conseil de stabilité financière, ne s'est pas montré inquiet mercredi lors d'une intervention à la Chambre des communes.

"Actuellement, nous ne le considérons pas comme un problème pour la stabilité financière", a-t-il déclaré, rappelant que la valeur combinée de toutes les crytomonnaies en circulation ne représentait que la moitié de la capitalisation boursière d'Apple. "Donc cela est significatif [...] mais représente plus un risque comparable à celui d'une action qui s'étend assez largement à l'échelle mondiale."

Aux Etats-Unis, le nouveau Contrôleur de la monnaie, Joseph Otting, a également minimisé les risques.

"Il peut y en avoir quelques traces dans certains investissements, mais les banques sont largement restées à l'écart de la cryptomonnaie [...]. Elle ne semble pas être présente dans le système bancaire."

Pour l'instant.

Graphique Statista Bitcoin

[Un graphique de notre partenaire Statista.]

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Commentaires
a écrit le 23/12/2017 à 20:23 :
Il faut dire à Mr Joseph Otting que le XRP de Ripple est en test dans 75 enseignes bancaires internationales. La cryptomonnaie est notre avenir.
a écrit le 22/12/2017 à 13:23 :
GS étant une organisation officielle mafieuse internationale sans foi ni loi, difficile d'interpréter cette activité, mais en général tout ce que ne peut détruire le capitalisme il l'avale.
a écrit le 22/12/2017 à 11:22 :
La contamination est en route.
Au passage, un message à destination des plateformes qui se livrent aux commerces des crypto-"monnaies":

Article 442-4 du code pénal
La mise en circulation de tout signe monétaire non autorisé ayant pour objet de remplacer les pièces de monnaie ou les billets de banque ayant cours légal en France est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende.
Réponse de le 22/12/2017 à 15:42 :
C'est bien la raison pour laquelle ce sont des "crypto-monnaies"..!

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