La livre sterling subit un "flash crash" sur les marchés asiatiques

La livre britannique est tombée à un nouveau plus bas de 31 ans face au dollar, et de 7 ans face à l'euro.

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Après la forte chute de juin, à l'annonce des résultats du référendum sur le Brexit, la livre a repris sa dégringolade lundi, alors que la Première ministre britannique, Theresa May, a annoncé dimanche vouloir enclencher la procédure de sortie de l'Union européenne d'ici à fin mars 2017.
Après la forte chute de juin, à l'annonce des résultats du référendum sur le Brexit, la livre a repris sa dégringolade lundi, alors que la Première ministre britannique, Theresa May, a annoncé dimanche vouloir enclencher la procédure de sortie de l'Union européenne d'ici à fin mars 2017. (Crédits : © Sukree Sukplang / Reuters)

La livre britannique est tombée vendredi dans les échanges asiatiques à un nouveau plus bas en 31 ans face au dollar et en sept ans face à l'euro, accentuant sa chute entamée en début de semaine sur fond de craintes d'un "Brexit dur" ("Hard Brexit").

     >>Lire: Brexit : la livre sterling continue sa chute face à l'euro et au dollar

Peu après 8h à Tokyo (jeudi 23h GMT), la livre sterling a chuté à 1,1841 dollar, soit son plus faible niveau depuis 1985, avant de se redresser légèrement à 1,2470 dollar. Elle évoluait quelques heures plus tôt autour de 1,26 dollar.

     >>Lire: Brexit : quel impact de la baisse de la livre sur l'économie britannique ?

Elle reculait aussi face à l'euro qui a brièvement atteint 94,15 pence au même moment, contre 88,42 pence un peu plus tôt, du jamais vu depuis début 2009.

Un plongeon exceptionnel dû à des ordres automatiques ?

Selon des courtiers cités par l'agence Bloomberg News, ce plongeon exceptionnel, très ponctuel, pourrait avoir été causé par des ordres automatiques, dans un contexte de faibles liquidités en début d'échanges, certains évoquant même la possibilité d'une erreur humaine.

D'autres ont pointé les déclarations du président français François Hollande qui a plaidé jeudi soir pour la "fermeté" face à Londres dans les futures négociations sur le Brexit.

Ou la fermeté de Hollande? ("Eh bien, il faut aller jusqu'au bout")

"Il faut qu'il y ait une menace, il faut qu'il y ait un risque, il faut qu'il y ait un prix, sinon nous serons dans une négociation qui ne pourra pas bien se terminer et qui, forcément, aura des conséquences économiques et humaines", a lancé M. Hollande dans un discours à Paris.

"Le Royaume-Uni a décidé de faire un Brexit, je crois même un Brexit dur, eh bien, il faut aller jusqu'au bout de la volonté des Britanniques de sortir de l'Union européenne", a insisté le président français.

Après la forte chute de juin, à l'annonce des résultats du référendum sur le Brexit, la livre a repris sa dégringolade lundi, alors que la Première ministre britannique, Theresa May, a annoncé dimanche vouloir enclencher la procédure de sortie de l'Union européenne d'ici à fin mars 2017.

Son discours a fait craindre aux investisseurs un "Brexit dur", c'est-à-dire sans compromis avec Bruxelles, qui serait le pire scénario pour les milieux d'affaires, avec à la clé la possible perte de l'accès au marché unique.

     >>Lire: Un "Hard Brexit" coûterait 43 milliards d'euros à la finance britannique

(Avec AFP)

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Commentaires 15
à écrit le 09/10/2016 à 20:08
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La Livre ne sera bientot plus une monnaie de réserve !

à écrit le 07/10/2016 à 21:43
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Comme il est impuissant, Hollande fait mine d'être fort et d'agiter ses petits poings. Quand on constate l'état pitoyable dans lequel il a plongé la France, il y a de quoi se gausser de ses rodomontades!

le 08/10/2016 à 0:21
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Les chiffres de l'INSEE vous donnent tort mais je doute que cela a une quelconque importance pour vous.

le 08/10/2016 à 8:21
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A priori sauf un revirement comme la France aime M. Hollande ne sera pas le Président de la négociation. La sortie se fera sur une période de 5 et 10 ans pour les principaux actes, avec certainement un début dans lequel l'Union et la GB chercheron...

le 08/10/2016 à 21:25
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Quant à Paul BITUME qui a laissé un déficit public de 5.2 % en 2011 (contre 1 % à l'ALLEMAGNE), un déficit de la sécurité sociale à 20 milliards d'euros en 2011 (contre 5 milliards à la fin de l'année), une FRANCE dont les coûts salariaux dépassaient...

à écrit le 07/10/2016 à 16:57
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C'est une anticipation par les opérateurs ,de marchés d'une possible réduction du commerce de la GB, et donc de son niveau de vie, qui provoque cette descente de la Livre. La différence de niveau de vie en système de change flottant, c'est la valeu...

à écrit le 07/10/2016 à 13:35
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Cà rappelle la période avant l'euro ou les monnaies fluctuaient en permanence avec la spéculation qui amplifiait. Cà va obliger les anglais à remonter les taux donc freiner l'économie et les classes les moins favorisées qui ont voté le Brexit comme l...

à écrit le 07/10/2016 à 13:09
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Le Brexit doit être sévère mais Hollande ferait bien de ne pas oublier que les Anglais sont nos meilleurs alliés depuis le début du XX ème siècle. Inutile de froisser davantage les anglais; le brexit ils l'auront, mais nous devons conserver notre lie...

le 07/10/2016 à 16:16
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C'est cela oui, ils nous adorent de l'autre cote de la manche.

le 07/10/2016 à 16:29
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@ Brexit J' ai lu dans la presse Anglaise que le ministre de la défense ne voulait absolument pas d' une Europe de la défense qui se ferait au détriment de l'Otan, attendons l' arrive de Trump pour voire les réactions des uns et des autres .

le 09/10/2016 à 11:55
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Penser qu'il y a une amitié entre m France et l'Angleterre est une erreur. S'appuyer sur l'histoire comme vous le faites est même une farce. Si la deuxième guerre mondiale n'a pas opposé la France et l'Angleterre (à part Mers El-kebir) c'est parce qu...

à écrit le 07/10/2016 à 12:41
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Pauvre Hollande. Tjrs a manier le concept d'angoisse. Il pense que les entreprises anglaises vont delocaliser a Paris ? Il se trompe. Ce type est une erreur, en gros un socialo.

à écrit le 07/10/2016 à 9:59
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Ah nous sommes passés du "brexit" au "hard brexit", bientôt donc le "hard core brexit" puis le "evil hard core brexit" pour finir, peut-être mais ce n'est pas sûr, ils ne manquent pas de ressources tous, par le "deep evil hard core brexit" L'avan...

le 08/10/2016 à 12:30
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Ce ne sont pas les éditorialistes Français qui ont inventé la formule "hard brexit". Celle ci était même déjà présente dans les débats Outre Manche avant le referendum. Le hard Brexit c'est non seulement la sortie de l UE mais aussi du marché commun...

le 08/10/2016 à 17:39
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"je vous conseille la lecture des déclarations des scientifiques britanniques ayant obtenu le Nobel cette semaine" Les scintifiques qui ont obtenu le prix nobel de quoi je vous prie ? Délivré cette semaine ??? Pourriez vous vous exprimer claireme...

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