BPCE n'a plus que 100 millions d'euros à trouver avant le 30 juin

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François Pérol, président du directoire de BPCE. Copyright Reuters
François Pérol, président du directoire de BPCE. Copyright Reuters (Crédits : <small>DR</small>)
Grâce à l'émission de parts sociales, la banque a levé 600 millions d'euros depuis le 1er janvier 2012. Ajouté aux 3 milliards trouvés au quatrième trimestre 2011, il ne lui reste plus que 100 millions d'euros pour satisfaire les exigences en fonds propres de l'Autorité bancaire européenne au 30 juin 2012.

BPCE sera dans les clous. Sauf catastrophe, le groupe bancaire va atteindre aisément le ratio de 9 % de fonds propres durs ( Core Tier One ) demandé par l'Autorité bancaire européenne (EBA) avant le 30 juin 2012. BPCE était pourtant la banque française qui était tenue de trouver le plus de capitaux propres. L?EBA avait annoncé le 8 décembre dernier qu?elle devait dénicher 3,7 milliards d'euros, contre 2,1 milliards pour Société générale, 1,5 milliard pour BNP Paribas, alors que le Crédit Agricole présentait une capitalisation conforme aux attentes.

Plus que 100 millions d?euros à trouver

Dans le but de satisfaire la demande de l?EBA , le groupe BPCE a donc engagé une série de mesures qui lui permettent aujourd?hui de ne n?avoir plus que 100 millions d?euros à trouver. "Juin 2012 n'est pas un problème pour notre groupe, nous serons à ce rendez-vous là sans difficulté", a indiqué François Pérol, le président du directoire de BPCE, ce jeudi matin. Lors du quatrième trimestre 2011, BPCE avait déjà réussi à dénicher 3 milliards d?euros grâce notamment à la mise en réserve de bénéfices. François Pérol a ainsi indiqué que le groupe mettait en réserve « entre 75% et 85% » de ses résultats dans le but d?atteindre le ratio exigé par l?EBA.

Comme groupe mutualiste, BPCE s?appuie également sur ses sociétaires par l?intermédiaire d?émissions de parts sociales.Depuis le 1er janvier 2012, le groupe a ainsi levé 600 millions d?euros auprès des sociétaires des Caisses d?Epargne et des Banques Populaires. Ce qui explique qu?il ne lui reste plus que 100 millions d?euros pour atteindre les objectifs de l?EBA.

Sauf catastrophe sur les marchés financiers qui pourrait affecter la qualité de ses engagements, le groupe se dirige donc tranquillement vers la date fatidique du 30 juin que d?autres banques européennes redoutent tant.

Les besoins de liquidité baissent de 11 milliards d?euros

Concernant la liquidité, autre aspect où les exigences prudentielles se sont fortement accrues dernièrement, BPCE a tiré parti en 2011 de son implantation locale. Les réseaux Banques Populaires et Caisses d?Epargne lui ont en effet permis de réaliser une bonne année en collecte d?épargne de bilan (livrets bancaires classiques, comptes à terme). Cette dernière a augmenté de 8,8% pour les Banques Populaires et de 8,5% pour les Caisses d?Epargne.

En parallèle, BPCE a réduit de 11 milliards d?euros ses besoins de refinancement sur les marchés. Le groupe s?est fixé comme objectif de les réduire de 25 à 35 milliards d?euros d'ici à 2013, après avoir constaté un durcissement des conditions de marché en septembre 2011. Comme toutes les autres banques, BPCE attend maintenant un assouplissement des ratios de liquidité de la future réglementation de Bâle 3, qui demandent selon les banquiers trop de ressources pour couvrir les crédits.
 

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