L'affaire des prêts toxiques de BNP Paribas prend une tournure politique
Christine Lejoux
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Les quelque 4.000 particuliers qui avaient souscrit un prêt "Helvet Immo" auprès de BNP Paribas Personal Finance se sentent peut-être moins seuls, depuis quelques jours. Dans le Journal Officiel du 28 février figure une question posée par le député PS François Brottes au ministre de l'Economie, au sujet de ce prêt toxique souscrit à la fin des années 2000 auprès de la filiale de crédit aux particuliers de BNP Paribas. François Brottes "tient à alerter (François Baroin) sur le désespoir de ces personnes, non averties, victimes de ces prêts immobiliers très spéculatifs", et demande au ministre "s'il compte faire ouvrir une enquête par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), ou encore prendre des mesures à l'encontre de la banque afin qu'elle renégocie les prêts avec ses clients."
Un capital à rembourser supérieur de 30% à ce qu'il était lors de la souscription du prêt
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Quelques jours plus tôt, c'est le député PS Jean Launay, qui avait demandé à François Baroin "quelles mesures le gouvernement entendait mettre en oeuvre pour obliger la banque à renégocier avec ses clients, et quelle initiative réglementaire ou législative pourrait être présentée pour contraindre les banques à ne plus pouvoir proposer ce type d'offres." L'offre en question concerne donc Helvet Immo, un prêt immobilier souscrit entre mars 2008 et décembre 2009 par des particuliers désireux de financer l'acquistion d'un bien destiné à la location, dans le cadre des dispositifs fiscaux Robien ou Scellier. La particularité d'Helvet Immo était d'être souscrit en francs suisses et remboursable en euros. Or, compte tenu de l'envolée de la devise helvétique face à la monnaie européenne, certains clients de BNP Paribas Personal Finance se retrouvent aujourd'hui avec un capital à rembourser supérieur de 30% à ce qu'il était lors de la souscription du prêt!
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