De la nécessité pour Société Générale de restructurer sa BFI
Par Laura Fort
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Les restructurations dans la banque de financement et d'investissement (BFI) de Société Générale se justifient-elles ? C'est la principale question à laquelle le cabinet d'expertise Secafi Alpha devait s'atteler, mandaté par les organisations syndicales de la banque dans le cadre d'un droit d'alerte. Et pour l'expert, la réorganisation de SG CIB est bien nécessaire compte tenu de la situation financière de cette activité. La CGT reconnaît même dans sa dernière lettre que "la direction générale ne pouvait pas attendre et faire le dos rond en attendant des jours meilleurs".
Les conclusions de Secafi seront discutées demain, mercredi 7 mars, lors d'une commission économique.
Certaines suppressions de postes difficiles à justifier
Par contre, l'expert émet notamment une critique sur le fait de recentrer la BFI sur un nombre restreint d'activités comme les dérivés actions et les matières premières.
"L'expert note aussi, comme nous le pressentions, que la baisse d'activités du front-office ne justifie que très faiblement les suppressions de postes dans la direction des opérations et la direction financière et comptable", relève la CGT. Selon le rapport réalisé en janvier par la direction du groupe, 175 postes seront supprimés à la direction des opérations et 153 à la direction financière et comptable.
La mise en ?uvre du plan social débutera le 2 avril
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La direction justifiait ainsi les coupes dans les effectifs de ces métiers : "La baisse d'activité des fonctions productrices va se répercuter sur les fonctions support. En plus de l'impact direct de la diminution d'activité des producteurs français, les fonctions support basées à Paris vont aussi voir leur activité réduite par la réduction des activités américaines et asiatiques de SG CIB dont elles assuraient une partie du support". Au total, 880 postes seront supprimés en France, sous la forme d'un volontariat au départ, et 700 à l'étranger. L'ensemble du processus de négociations doit être bouclé le 23 mars, et la mise en oeuvre du plan social doit débuter le 2 avril.
Par Laura Fort
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