L'art, un placement alternatif intéressant mais pas pour toutes les bourses

HSBC private bank offre à ses clients aisés des solutions de placements en oeuvres d'art. L'heure est bien choisie, le marché retrouvant des couleurs depuis un an. Les tableaux de qualité se vendent bien et les investisseurs sont de retour.

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Les gérants de portefeuille ne se sont jamais autant creusé les méninges pour trouver des placements alternatifs à leurs clients. Et pour cause ! Face à l'effondrement de nombreuses classes d'actifs et la hausse concomitante des indétrônables valeurs refuges telles que l'or ou l'immobilier, ces spécialistes ont bien du mal à faire preuve d'une efficace imagination. D'où l'idée de HSBC Private Bank d'accompagner ses clients dans l'investissement en ?uvres d'art. Après le trou d'air des années 2008 et 2009 où le marché avait connu un effondrement de 34%, 2010 a de nouveau permis d'enregistrer des prix record, le volume des transactions en ayant profité pour rebondir de 50%. Parmi les ventes à retenir de l'année : celle pour 104,3 millions de dollars de "l'homme qui marche" de Giacometti mais aussi le "nude bust and green leaves" de Picasso pour 106,5 millions de dollars.

Les arts décoratifs tout comme le design et les livres n'ont pas été en reste avec des prix de cession tout aussi impressionnants. "On a retrouvé en 2011 les niveaux de prix record de 2007. Les ?uvres de qualité se vendent très bien et les investisseurs sont de retour", lance Céline Fressart, conseil en placements d'art chez 1858 pour le compte de HSBC Private Bank.

Paul Cézanne arrive en tête des peintres les plus chers avec la vente de l'un de ses tableaux pour 250 millions de dollars

A ce jour, le top 3 des tableaux les plus chèrement payés lors de ventes privées place Paul Cézanne largement en tête avec 250 millions de dollars, Jackson Pollock en second avec 155,3 millions de dollars et Willem de Kooning en troisième position avec 152,5 millions de dollars. Un marché de l'art qui tend d'ailleurs à se déplacer puisqu'au classement des produits de vente aux enchères, c'est dorénavant la Chine qui décroche la première place devant le Royaume Uni et les Etats-Unis. Et ce, avec 41% des transactions publiques mondiales (11,5 milliards de dollars).

Le placement sur les ?uvres d'art est d'autant plus judicieux que ce segment profite encore d'une fiscalité plutôt accommodante, avec un système d'exonération vis-à-vis de l'ISF et une taxation des plus-values avantageuse. Mais gare aux mauvaises affaires et aux escroqueries, plus nombreuses que jamais, prévient Céline Fressart qui, à ce sujet, recommande de se méfier d'Internet. "Il est très difficile de juger des origines d'une ?uvre sur ce media. En outre, il ne permet pas de se faire une réelle idée de l'?uvre mise en vente. Enfin, il faut bien savoir que se retrouvent sur la toile les pièces qui n'ont pas trouvé preneur lors de ventes privées, voire publique, ce qui n'est pas bon signe", explique l'experte.

C'est d'ailleurs à ce stade qu'elle intervient pour les clients de la banque : c'est souvent pour régler une vente, juger d'une mise à prix ou rechercher une ?uvre particulière qu'elle est missionnée. Sachant que ses conseils sont totalement indépendants contrairement à ceux d'un marchand de tableaux, voire de Sotheby's ou Christie's qui ont toujours quelque chose à vendre ou un artiste à pousser.

Le marché des oeuvres d'art n'est pas plus sûr que la Bourse mais plus affectif

Les placements dans les ?uvres d'art sont-ils toujours gagnants ? Il va de soi que ce marché n'est pas plus sûr que la Bourse ou tout type de placement régi par l'offre et la demande. Il présente l'avantage d'être décorrélé des marchés financiers mais n'en demeure pas moins soumis à des aléas pas toujours prévisibles. Sa différence par rapport à l'achat d'actions ou de parts de sicav ? Un aspect plaisir des yeux assez unique en son genre.

Ce qui ne doit pas empêcher l'investisseur ou le collectionneur de prendre une série de précautions pour ne pas transformer ce coup de c?ur en coup de Trafalgar. "Sans compter que de mauvais choix lors du transport et de l'accrochage peuvent réduire un investissement à néant" ajoute Céline Fressart. Un marché, on l'aura bien compris, réservé à une clientèle relativement riche compte tenu des sommes investies.
 

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