UBS : un bénéfice net divisé par deux, des activités en progression

 |   |  342  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La banque helvète UBS annonce ce mercredi avoir vu son bénéfice net divisé par deux entre janvier et mars par rapport à la même période en 2011. Une charge sur sa dette explique en partie ce chiffre mais l'établissement financier se montre tout de même prudent dans ses prévisions pour l'année.

Le profit net de la première banque suisse a plongé de 54% au premier trimestre. Il s'établit à  827 millions de francs suisses (688,2 millions d'euros) entre janvier et mars, a précisé UBS dans un communiqué publié ce mercredi. Ce résultat est largement inférieur aux attentes des analystes interrogés par l'agence financière AWP, qui tablaient en moyenne sur 1,1 milliard de francs suisses sur la période.

Des élements exceptionnels pèsent sur ses résultats

L'établissement zurichois a notamment souffert de plusieurs éléments exceptionnels qui sont venus grever son résultat, notamment une charge sur sa dette de 1,2 milliard de francs suisses. Toutefois ses activités se sont bien tenues. Dans la gestion de fortune - qui constitue le coeur de métier de la banque, l'activité avant impôt à rebondi, grimpant 70% à 803 millions de francs suisses. La gestion de fortune Amériques a également profité d'un rebond, le bénéfice avant impôt augmentant de 32% à 190 millions de francs suisses au premier trimestre. Ces deux divisions ont enregistré des entrées nettes d'argent cumulées de 11,3 milliards de francs suisses, notamment grâce à des afflux en provenance d'Asie-Pacifique, des marchés émergents et de la Suisse. "Il s'agit (...) d'un résultat de haute qualité, qui a été réalisé en prenant moins de risques et en mettant en oeuvre notre stratégie", a estimé le directeur général Sergio Ermotti, dans le communiqué.

Risques macro-économiques

UBS s'est voulue très prudente pour l'évolution de son activité, qui risque de souffrir, comme l'ensemble du secteur bancaire, des difficultés macro-économiques. La crise des dettes publiques dans la zone euro et aux Etats-Unis, les incertitudes concernant le secteur bancaire et les perspectives économiques mondiales "devraient continuer d'affecter les activités de la clientèle au deuxième trimestre", a estimé l'établissement. "L'impossibilité de faire avancer ces problèmes clés pourrait remettre en question de nouvelles améliorations des conditions actuelles du marché et continuer à freiner la croissance des revenus", a averti la banque.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 02/05/2012 à 11:10 :
la banque provisionne énormément. Le ratio de fonds propres d'UBS est aux alentours de 19%, bien au delà des exigences de Bâle 3.
Pendant ce temps, les banques européennes demandent que l'on soit plus coulant sur ces ratios et les banques américaines ne respectent même pas les ratios de Bâle 2.
Les banques suisses, UBS en tête, sont les plus solides au monde. Ces résultats en sont encore une fois la preuve.
La clientèle asiatique et latam le sait puisqu'UBS est numéro 1 en Asie en terme de gestion de fortune, devant le Crédit Suisse. Et même, faut être taré, si l'on est européen, de laisser ses sous chez BNP, SocGen, ou Santander, toutes ces banques mal gérées et mal capitalisées au bottes de gouvernements sur-endettés..

Comme quoi, le secret bancaire n'est pas l'argument qui fera gagner la guerre commerciale contre les banques suisse.
Abe!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :