Un ancien patron de banque italien assigné à résidence pour corruption
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Le nouveau "bankster" est un Italien de 61 ans. Massimo Ponzellini, ex-président de Banco popolare di Milano (BPM) de 2007 à 2009, a été assigné à résidence pour association de malfaiteurs et corruption, ont annoncé mardi les médias italiens.
Alors qu'il était encore à la tête de l'établissement transalpin, celui qui dirige depuis l'entreprise de BTP Impreglio aurait reçu des pots-de-vin d'un montant total de 5,7 millions d'euros afin qu'il accélère, "grâce à la falsification des procédures d'évaluations de la banque", le déblocage de financements par la BPM. Telles sont les conclusions d'une enquête du parquet de Milan sur des financements suspects d'un montant de 148 millions d'euros à la société de jeux Atlantis-BPplus.
Un ancien ministre de Silvio Berlusconi impliqué
Un des anciens collaborateurs de Massimo Ponzellini, Antonio Cannalire fait aussi l'objet de poursuites. Mais cette affaire implique également l'ex-directeur général de la banque, Enzo Chiesa, et le député Marco Milanese, ex-responsable de la police financière et ancien collaborateur de Giulio Tremonti, plusieurs fois ministre de l'Economie de Silvio Berlusconi entre 2001 et 2011.
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L'annonce de l'arrestation de l'ancien dirigeant a entraîné une chute de 11,64% du titre de la BPM (à 0,29 euro), dont la cotation a été momentanément suspendue. Dans un communiqué, la banque a assuré que ces rebondissements judiciaires n'avaient "pas de répercussions économiques sur la banque", tout en s'engageant à fournir "la collaboration maximale aux autorités judiciaires". Fondée en 1865, Banco Popolare di Milano est la deuxième banque coopérative crée en Italie. Opérant principalement en Lombardie, elle compte plus de 1,3 million de clients.
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