Les hedge funds sortent à nouveau leur nez

Le hedge fund Pershing Square Capital Management, géré par William Ackman, lance ses dés dans Procter & Gamble. D'après le Wall Street Journal, l'autorité américaine de la concurrence, la FTC a donné son feu vert à une prise de participation substantielle du fond spéculatif dans le géant américain.
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Hedge funds... le retour ? Ces fonds, grands barons de la finance avant la crise, étaient mis à mal depuis 2008. Ils reviennent maintenant sur le devant de la scène, comme le prouve la prise de participation de Pershing Square Capital Management dans le capital de Procter & Gamble (P&G).

Feu vert de l'autorité de la concurrence

Le fonds d'investissement géré par William Ackman lance ses dés dans Procter & Gamble. D'après le Wall Street Journal, l'autorité américaine de la concurrence, la FTC a donné son feu vert à une prise de participation substantielle du fond spéculatif dans le géant américain. Le montant mis en jeu n'est pas connu pour le moment, mais des personnes proches du sujet affirment qu'il serait « important ».
L'information n'a toutefois pas été confirmée par la FTC, Procter & Gamble ou le fonds lui-même. Interrogé par l'AFP, un porte-parole de Procter & Gamble a refusé de commenter les informations du WSJ, se bornant à déclarer que le groupe « se réjouit des investissements » dans son capital.

Un patron sur la sellette

William Ackman, connu pour son volontarisme lors de prises de participations dans les grands groupes mal en point pourrait exiger des changements dans la gestion de la firme de l'Ohio. Et pour cause : le fabricant des lessives Ariel, du dentifrice Oral-B, et des produits de rasage Gillette a mauvaise mine. Même si le cours de son action a gagné 3,75% à 63,7 dollars depuis hier et poursuit sur cette pente à 65,68 dollars aujourd'hui. Elle était tombée fin juin à son plus bas depuis 2 ans.
Baisse de sa part de marché, prix trop élevés et productivité médiocre : la rentabilité de la firme ne fait pas exception. Face à ses deux concurrents Colgate-Palmolive et Unilever qui ont vu leur action progresser de 27% et 18% respectivement sur les deux dernières années, Robert McDonald, le directeur général de P&G avait reconnu avoir fait des erreurs. Il avait également annoncé une baisse du résultat à venir avec un profit et des ventes en deçà des prévisions.
Selon un rapport de Bloomberg, les membres du conseil d'administration du géant de la grande consommation sont mécontents de la performance de son patron aux commandes depuis trois ans. Ils auraient sollicité pour cela l'aide d'Ackman.
En mai, ce dernier était parvenu à éjecter de son siège le PDG de Canadian Pacific Railway. Il a également misé gros dans la chaîne de magasins JC Penney, mais les résultats se sont révélés décevants jusqu'à présent.
 

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