La Banque Publique d'investissement réunira Oséo, CDC Entreprises et le FSI

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Oséo, la banque des PME sera l'une des composantes de la future banque publique d'investissement.Copyright Gilles Rolle/REA
Le rapport rendu par Bruno Parent ce mardi 31 juillet préconise qu'elle soit constituée, dans une première étape, d'Oséo, de CDC entreprises et du Fonds Stratégique d'Investissement intégrées sous une holding commune. Elle intégrerait un fonction export par la suite.

Le rapport sur la future banque publique d'investissement (BPI) a été rendu. Bruno Parent qui était en charge de cette "mission de préfiguration" a remis sa copie à Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et des Finances et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, après un mois de consultation.

1ère étape : la holding

Il recommande, "dans une première étape" que la Banque publique d'investissement soit constituée " d'Oséo, de CDC entreprises et du Fonds Stratégique d'Investissement". Ces trois entités seraient réunies sous une holding commune qui "déterminerait la stratégie générale, piloterait le réseau régional et assurerait la gestion des risques".

2eme étape : l'export

"Dans une seconde étape, la Banque Publique d'Investissement pourrait intégrer des fonctions de soutien à l'export", précise le communiqué de Bercy, confirmant une information de La Tribune.

Sa mission sera de "faciliter l?accès au financement, principalement des PME innovantes, industrielles ou développant un projet à l?export". Elle pourra intervenir seule ou en cofinancement par exemple "pour prendre des participations minoritaires en fonds propres dans des secteurs et entreprises stratégiques". Enfin, elle  proposera des prêts mais aussi des garanties. L'objectif étant de  " mobiliser les financements privés et encourager les banques à soutenir des PME et ETI qu?elles jugeraient trop risquées".

Le rôle des régions sera central

La Banque Publique d'Investissement "s'appuierait sur un réseau de directions régionales qui assumeraient l'essentiel des décisions financières, au service du développement territorial. Un point d'entrée unique pour les entreprises serait constitué dans chaque région ". Le guichet unique et la prise de décision à l'échelon régional étaient une demande forte des régions, et un point d'achoppement du projet. le rapport Parent semble donc apporter une réponse claire sur ce point. Bercy ajoute que "les régions seront étroitement associées" et que le ministre et Pierre Moscovici participera à la rentrée à "un séminaire de travail avec les Présidents de région pour débattre de ces propositions ".

Ce n'est qu'après ces discussions que le Ministre de l'Economie fera ensuite ses recommandations au Premier Ministre et au Président de la République à la rentrée.

Pour consulter le rapport de la mission de préfiguration :  www.economie.gouv.fr.

 

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Commentaires
a écrit le 12/08/2012 à 16:35 :
Tout ça existe déjà !!! Aucune nouveauté. Je pense que l état oublie ubifrance dans leur analyse. Les banques sont toujours présentent dans le soutien aux entreprises. La meilleure façon d aider nos entreprise c est d arrêter de les assaciner de taxes et d obligations et de leurs donner enfin des droits. C est encore une lubi de la gauche qui souhaite supprimer le travail de 20 ans de gouvernement de droite.
a écrit le 01/08/2012 à 21:58 :
A noter que le rapport a été réalisé par un "quarteron" d'inspecteurs des finances... Un bel exemple de technocratie puisque les interessées, c'est a dire les entreprises, n'ont pas leur mot à dire.. Relisez les "Intouchables" un livre de Ghislaine Ottenheimer sur la grandeur et la décadence d'une caste. Voyez donc où cela nous mène...
a écrit le 01/08/2012 à 14:38 :
A quoi sert elle cette banque de l'investissement alors que que de telles structures existent ? Sauf à embaucher de nouveaux fonctionnnaires avec rémunérations et avantages adaptés à la clef.
a écrit le 01/08/2012 à 11:20 :
Ah si ! il vont emprunter de l'argent à la BCE (Il y a pléthore de milliards d'actifs pourris) qu'ils prêteront (ou prête déjà ?), et vous rembourserez avec votre bonne argent issu de votre labeur et bien sur sans oublier les intérêts et le rachat de votre entreprise pour 1 euro symbolique si vous échouez. Si j'étais un banquiers dans l'air du temps, c'est que je ferais. Les feuilles mortes et pourris se ramassent à la pelle et c'est gratuit !
a écrit le 01/08/2012 à 10:19 :
Une BPI il manquait vraiment plus que ça. Qui va doter cette "banque" en capital? le contribuable français?
C'est pas le rôle de la bourse de fournir du cash aux entreprises? Il est vrai qu'a force de taper dessus (taxes,nouvelles normes, vente au Nsye) la bourse de Paris n'est plus que l'ombre d'elle même. Bilan il faut créer une banque d'état. Quand on vois les participations de l'Etat qui ont fondues depuis 2007 de plusieurs centaines de milliards et massivement investie dans le nucléaire, on est bien lion de l'état "stratège". Colbert est mort depuis longtemps en France. Ce baroud d'honneur qu'est la BPI nous montre la situation dans laquelle nous met la mise à l'index de tout se qui tien a la finance. Quand on voit comment l'Etat gère ses propres finances, il n'a de leçon a donner a personne.
a écrit le 01/08/2012 à 9:44 :
Trop tard, toutes les entreprises sont touchées par la crise et licencient, et je prends même pas le risque de prendre un financement avec un marché moribond, une croissance en-dessous de -2%, une inflation qui continue de grimper en flèche. C'est le meilleur moyen de se mettre la corde au cou, et de se retrouver en cessation de paiement, et que l'on vous saisisse tous vos actifs, à commencer par votre maison, alors leurs prêts OSEO qui le garde pour payer des gens à ne rien faire, comme savent le faire tous les gouvernements de gauche ou de droite depuis des décennies. Et question d?où vient cette argent, quand il n'y a pas d'argent...
a écrit le 01/08/2012 à 8:57 :
L'état français a déjà connu une banque politique d'investissement (BPI) : il s'agit du Crédit Lyonnais à la triste mémoire (20 milliards d'euros de perte).
Il est bien évident que le tour de table de cette nouvelle BPI montre que cette banque est asservie au gouvernement. Catastrophe financière en perspective! La France a-t-elle vraiment besoin de cela en plus.
Réponse de le 01/08/2012 à 11:08 :
c'est vrai que la mauvaise gestion, les pertes colossales, les faillites c'est seulement l'état. tous les investissements réalisés par le privé sont toujours une réussite....
a écrit le 01/08/2012 à 3:35 :
donc si je comprends bien, non content d'avoir deja cree 3 organismes qui ne servent pas a grand chose, nos politiques ont decide de creer une holding qui gerera l'incompetence des 3 organes en s'appuyant sur les regions. combien de fonctionnaire encore en plus? n'en a t'on pas deja assez?
Réponse de le 01/08/2012 à 5:51 :
pas grand chose?toutes ces banques d'investissement sont au contraire très utiles.la caisse des dépots renfloue tous les ans NAIVE,maison de disques de carla bruni!
a écrit le 01/08/2012 à 2:17 :
On nous refait toujours le meme show avec les specialistes qui eux savent! on a tous les jours l'occasion de constater l'ampleur de leur connaissance.
a écrit le 31/07/2012 à 21:24 :
Osoe est un machin fourre tout inventé par Fillon brouillon et approximatif. Oseo Innovation sabote, ou massacre, ou casse, c'est selon, tous les projets innovants qui ne ssortent pas de chez les copains copines ... Il ne faudrait pas que Hollande et Ayrault soient à ce point "pollués" par les rangaines du Medef sur la compétitivité et in finé fassent du piètre Sarkozysme et du mauvais Chiraquisme, et du benêt Raffarinisme et du suffisant Fillonisme. La force de l?Allemagne, ce sont les productions à TRèS HAUTES VALEURS AJOUTéES. Les complaintes du Medef ne sont que des pleurnicheries de patrons vieillots, ringards qui ont oublié de financer leur recherche et développement pour d'innover et produire des productions à très fortes valeurs ajoutées. L?Etat doit avant tout s'intéresser plutôt au mal de l'innovation française. Pour Oseo Innovation, la meilleure solution serait de fermer l'officine, véritable étouffoir de l'innovation. AINSI SOIT TERMINéE le massacre de l'innovation, les salariés d'Oseo n'auront qu'à exercer leurs piètres talents en créant leur auto-entreprisemisère. Pour mesurer le désastre de l?innovation", il suffit de lire 2 rapports qui mettent en évidence la place de la France ne matière d'innovation : * Pour l?indice mondial global de l?innovation (GII) de l'INSEAD/OMPI, la France se positionne à la 24ème place au plan mondial, et 16ème européenne ** Pour l?indice mondial d'efficacité de l?innovation (GII), La France se positionne à la 64ème place au plan mondial, et 27ème européenne *** l'étude europa positionne la France dans la catégorie des "adeptes de l'innovation", à la 11ème place sur 27 pays européens - voici les liens des rapports en question : rapport europa : http://ec.europa.eu/enterprise/policies/innovation/files/ius-2011_en.pdf et au 24ème rang mondial lire le rapport europa : http://www.wipo.int/export/sites/www/freepublications/en/economics/gii_2012.pdf QUEL DéSASTRE à mettre au crédit d'Oseo innovation, des CRITT, des pôles de NéGATiVE COMPéTiViTé !!!
Réponse de le 02/08/2012 à 14:32 :
"Tout ce qui est excessif est insignifiant" ... et vous êtes TRES excessif : je connais très bien Oséo et rien de ce que vous affirmez (gratuitement mais il en restera toujours quelque chose ...) n'est fondé.
Sans doute, n'avez-vous pas pu obtenir d'aide à l'innovation pour tirer ainsi à boulets "rouge" sur Oséo et sur sa branche "innovation" en particulier. Chaque année, ce sont des milliers d'entreprises qui bénéficient des financements d'Oséo. Sa production de crédits (je dis bien de crédits) a été sextuplée en 7 ans. Chaque année ce sont 200 à 250 millions apportés aux entreprises réellement innovantes càd à hauteur du montant que l'Etat alloue à Oséo pour cela. Cela rend nécessaire une sélection pour investir au mieux les fonds publics au lieu de les saupoudrer sans seuil d'efficacité par ci, par là ... à coups de subventions de quelques milliers d'euros, comme cela était le cas du temps de l'ANVAR (avant janvier 2005, donc ce n'est pas Fillon qui a créé Oséo mais JP Raffarin ... Il faut réviser vos connaissances sur le sujet aussi !!!)
a écrit le 31/07/2012 à 21:11 :
C'est la fin du financement des vraies PME, non politiquement connectées... Encore un petit geste en faveur des oligopoles et on pourra passer en mode collectiviste 100%.
Réponse de le 01/08/2012 à 5:53 :
exactement.et en plus elles payeront(les vraies pme)pour celles politiquement correctes.il faut supprimer toute aide aux entreprises, plus de niches,c'est le seul moyen d'éradiquer la corruption ou son nom officiel:le lobbyisme
a écrit le 31/07/2012 à 20:01 :
montarebourg n'a qu'a faire de l'export tt seul, vu que comme tt francais il parle couramment 14 langues ( et maitrise les credits documentaires et incoterms)

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