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Entreprises & FinanceIndustrie financière

Des anciens de Google se reconvertissent dans le "crowdfunding"

Christine Lejoux

Publié le 09 août 2012 à 14:25 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 16:16

LE TITRE GOOGLE PARMI LES VALEURS À SUIVRE SUR LES MARCHÉS AMÉRICAINS

Le titre Google figure au rang des valeurs à suivre ce vendredi sur les marchés américains. Selon le Wall Street Journal, le géant de l'internet réfléchit au lancement d'un service de commerce en ligne pour rattraper sa fréquentation perdue au profit...

Reuters / source Google, août 2012

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L'un des anciens dirigeants du géant de l'Internet lance Upstart, une plate-forme de financement participatif pour les jeunes diplômés désireux de créer leur entreprise.

Aider le prochain Mark Zuckerberg à créer le futur Facebook. Ainsi pourrait se résumer la vocation de Upstart. Mercredi, David Girouard, qui présidait il y a quatre mois encore Google Enterprise - la division de services professionnels du moteur de recherche -, a levé le voile sur cette plate-forme Internet, qu'il vient de fonder avec une poignée d'autres anciens de Google. Upstart surfe sur le jeune créneau du   "crowdfunding" (financement par la foule ou finance participative). Plus précisément, elle met en relation de jeunes diplômés désireux de créer leur entreprise avec des investisseurs potentiels.

Or, avec un taux de chômage supérieur à 8% depuis quatre ans, les Etats-Unis ne manquent pas d'auto-entrepreneurs en herbe. "En 2011, la croissance des embauches dans les grandes entreprises américaines a été nulle. Des tonnes de gamins attendent des jobs qui n'existent plus ou qui sont devenus beaucoup plus difficiles à décrocher", insiste David Girouard.

Une sorte de Facebook

Le hic, pour les tout jeunes entrepreneurs, c'est que nombre de banques ne sont guère intéressées par l'octroi de petits crédits et que les sociétés de capital-risque préfèrent désormais financer des start-up déjà rentables. Upstart s'est donc positionnée sur ce créneau délaissé du financement d'amorçage. Concrètement, comment ça marche ? Sur Upstart.com, les jeunes diplômés se créent un profil, un peu comme ils le feraient sur Facebook, mais en décrivant leur parcours universitaire, leur projet professionnel et en indiquant les fonds nécessaires au développement de celui-ci.

Des mises de 20.000 à 50.000 dollars

De l'autre côté de la barrière se trouvent des investisseurs, particuliers ou institutionnels, qui placent de l'argent dans le projet de leur choix, pour des sommes comprises en moyenne entre 20.000 et 50.000 dollars (16.000 à 40.000 euros). En contrepartie, ils recevront une partie des bénéfices de la start-up, pendant dix ans, sous la forme de mensualités. A noter qu'un investisseur ne peut percevoir plus de 7% du bénéfice annuel d'une jeune pousse, afin de ne pas handicaper le développement de cette dernière.

Un tour de table de 1,75 million de dollars

Dans le même esprit, la start-up ne rembourse rien tant que son bénéfice demeure inférieur à 30.000 dollars. Aussi les investisseurs ne doivent-ils s'attendre qu'à un « modeste » rendement, qui, de toute façon, n'excèdera pas 15%, prévient Upstart. "C'est une nouvelle forme de capital-risque", estime David Girouard.

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Le "venture capital", le patron de Upstart connaît. Il a lancé sa société grâce au 1,75 million de dollars levé auprès des fonds de capital-risque Kleiner Perkins Caufield & Buyers, New Enterprise Associates, Google Ventures, First Round Capital, CrunchFund et de l'homme d'affaires Mark Cuban, propriétaire de l'équipe de basket Dallas Mavericks.

Upstart, le futur Kickstarter ?

Peut-être ces financiers ont-ils décelé dans Upstart de la graine de Kickstarter, cette société américaine qui est la star mondiale du crowdfunding. D'ailleurs, à l'instar de Kickstarter, Upstart se rémunèrera en prélevant 3% des sommes collectées par les start-up auprès des investisseurs, et en ponctionnant 1,5% des mensualités que ceux-ci reçoivent de la part des porteurs de projets.

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La société, qui débutera son activité en septembre avec, dans un premier temps, les universités de Washington, de l'Arizona, du Michigan, Darmouth College (New Hampshire) et l'école de design de Rhode Island, viendra grossir les rangs d'un secteur du crowdfunding qui a permis de lever 1,5 milliard de dollars en 2011, dans le monde, soit deux fois plus qu'en 2010.

Christine Lejoux

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