La création de la Banque publique d'investissement est imminente

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François Hollande a indiqué ce vendredi que la Banque publique d'investissement qu'il a promise sera crée "dans les jours qui viennent". Elle aura pour mission principale de soutenir les PME à l'export, sans pour autant prendre la place des banques

Sa création semble maintenant imminente. La fameuse Banque publique d?investissement promise par François Hollande devrait émerger "dans les jours qui viennent", a déclaré le chef de l?Etat vendredi à la foire de Châlons-en-Champagne. Le Président de la république a rappelé les principes de base de la nouvelle banque. Elle aura pour mission de "permettre l'accès des entreprises au financement, en prêts comme en fonds propres", a-t-il dit. Le gouvernement s?appuiera notamment sur le rapport sur la future banque publique rendu par Bruno Parent le 31 juillet dernier. Il y recommande, "dans une première étape" que la Banque publique d'investissement soit constituée " d'Oséo, de CDC entreprises et du Fonds Stratégique d'Investissement".
Mais en plus de regrouper "les établissements existants, elle permettra surtout des avancées majeures", indique François Hollande. "Elle mobilisera de nouvelles ressources comme les sommes qui sont déposées sur les livrets de développement durable dont le plafond a été doublé, ce qui permet de capter une épargne pour la mettre au service du financement des entreprises", a-t-il ajouté.

Favoriser le développement à l?export des PME

La mission principale de la nouvelle banque publique sera de faciliter le développement de projets à l?export, ce qui l?amènera à concentrer "ses interventions sur les PME et les entreprises de taille intermédiaire les plus innovantes", a précisé François Hollande. L?international fait en effet partie des points noirs du tissu d?entreprises françaises. Une étude de KPMG pour le compte de la CGPME soulignait qu?en 2011, la France comptait 117 170 exportateurs dont 95 % sont des PME de moins de 250 salariés, et 72 % de moins de 20 salariés, mais que leurs ventes ne représentent que 44 % du total des ventes à l?export.
D'un point de vue opérationnel, la BPI "sera un facteur de simplification et d'accélération puisqu'elle sera déconcentrée sur les territoires et qu'elle travaillera en cohérence avec les régions qui seront associées à ses décisions et orientations", a aussi souligné le chef de l?Etat. Elle s'appuiera "sur un réseau de directions régionales qui assumeraient l'essentiel des décisions financières, au service du développement territorial. Un point d'entrée unique pour les entreprises serait constitué dans chaque région", indiquait le ministère de l?Economie fin juillet.

Pas vocation à se substituer aux banques

 "Cette banque publique ne se substituera pas au secteur bancaire", a précisé François Hollande ce vendredi. Ce risque n?est pourtant pas à négliger tant les PME semblent souffrir du resserrement du crédit bancaire. L?étude de KPMG indiquait sur ce point que 73 % des patrons de PME constatent au moins une mesure de durcissement des conditions de financement par les banques, contre 68 % lors des deux précédentes d?enquêtes.  Le rôle de la BPI sera plus d?intervenir, selon le rapport Parent, "seule ou en cofinancement", pour in fine "mobiliser les financements privés et encourager les banques à soutenir des PME et ETI qu?elles jugeraient trop risquées".

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Commentaires
a écrit le 02/09/2012 à 10:53 :
si je comprend bien cette banque publique d'investissement regroupera des organismes déjà esistants tel que Oseo et CDC.Alors pourquoi faire appel à la banque Lazard et M Pigasse?
a écrit le 02/09/2012 à 9:56 :
Ce qui est promis par Hollande existe déjà; ils ne proposent que de réunir des sociétés qui existent sous une holding de gestion; ils proposent en plus d'apporter des fonds d'épargne pour permettre de faire plus de crédit.
Commentaire- En quoi le fait de réunir des établissements qui travaillent déjà ensemble apportera quoi que ce soit dans l'aide aux entreprises. Sinon de nommer un Président, un Directeur Général et un staff qui viendra ralentir les décisions.
Par ailleurs, le vrai problème n'est pas d'obtenir des fonds pour faire des financements mais de couvrir le risque. OSEO aujourd'hui se refinance sur les marchés dans d'excellentes conditions et n'a pas de souci pour réaliser des financements sur les sociétés saines et en développement. Sur les sociétés plus fragiles, et à conditions qu'il s'agisse de PME (-de 250 salariés) les mécanismes de garantie sont éfficients et là il est nécessaire que l'état intervienne pour conforter le risque des banques qui sinon ne prêteraient pas. La vraie difficulté est d'intervenir en financement dans les entreprises qui ne trouvent plus à se financer mais dans ce cas il faut accepter de perdre (beaucoup) d'argent ; prêter de l'argent à une société qui ne peux rembourser ne fait que repousser le problème à 18 mois et cela coûte cher. il faut accepter que des entreprises ferment parce que leur marché est vieillissant ou parce que leur gestion est déplorable au bénéfice d'entreprises plus dynamiques.
Il faut également s?alléger de la tutelle de l'Europe qui interdit que l'on garantisse les prêts des ETI (250/5000 salariés) or c'est là que l'on peut préserver le plus d'emploi...l'Europe ne veut pas pour ne pas fausser le jeu de la concurrence, personne n'en parle alors que c'est une vrai source de préservation de l'emploi.
Par ailleurs dans certains cas, il faudrait que la puissance publique puisse intervenir en financement direct sur des entreprises en difficulté dans des conditions bien ciblées.(cela existe déjà à petite échelle)
Enfin il faudrait réformer le système des procédures collectives 4% seulement des entreprises qui entrent en procédures sont sauvées.
Il faudrait également réformer le principe des créanciers privilégiés qui dans la plupart du temps lèse les garanties des banques qui du coup ne prêtent plus.
Tout ceci améliorerait le marché du financement, ce sont des faits concrets et précis loin des inepties et généralités que l'on n?arrête pas de lire sur le sujet. Cela devient lassant mais surtout inquiétant de voir que peu de gens connaissent le sujet, même au plus haut niveau....
a écrit le 01/09/2012 à 9:27 :
Arrêtons de dire que les banques commerciales ne font pas leur travail ; elles se battent tous les jours et se font une féroce concurrence malgré de lourdes contraintes règlementaires. Il n'y a pas cinquante manière de procéder : soit on prête aux entreprises qui ont les moyens de rembourser (marché porteur, saine gestion, management responsable...) et tout le monde y trouve son compte, soit on distribue du crédit à tort et à travers et rapidement les impayés s'accumulent. C'est ce que nous préparent les socialistes. Contribuables préparez vous à payer!
a écrit le 01/09/2012 à 9:19 :
Arrêtons de dire que les banques commerciales ne font pas leur travail ; il n'y a pas cinquante manière de procéder : soit on prête aux entreprises qui ont les moyens de rembourser (marché porteur, saine gestion, management responsable...) et tout le monde y trouve son compte, soit on distribue du crédit à tort et à travers et rapidement les impayés s'accumulent. C'est ce que nous préparent les socialistes. Contribuables préparez vous à payer!
a écrit le 01/09/2012 à 9:13 :
D'où vient d'argents de laBanque public d'investment ? Encore compter sur des nouveaux taxes ? Il faut tirer la leçon du passé, là il y a d'argent, là c'est pourri .
a écrit le 01/09/2012 à 9:02 :
Du vent et du flan. Dossiers énormes à remplir, temps d'attente de 6 mois, jugement de fonctionnaires sur la rentabilité du projet... Une banque privée, en pire...
a écrit le 01/09/2012 à 8:43 :
On connait la gestion socialiste des banques -----> Credit lyonnais ---> des milliards partis en fumée et remboursés par le contribuable
a écrit le 01/09/2012 à 3:20 :
" Mobiliser les financements privés " Par un coup de baguette magique M.Hollande pense regagner la confiance de ceux qu'il a échaudé, a tel point, qu'ils aillent donner le fruit de leurs efforts pour des placements dont ils ne verront jamais les retours. Autant placer ses économies en plaquettes de beurre et les stocker au soleil. Et à qui cet argent sera t-il prêté, sur quel critères ? Va t-on encore endetter des entreprises tellement exsangues qu'elles ne pourront jamais rembourser leur du ? Tout au plus ce projet risque-t-il de déboucher sur des postes juteux crées pour des copains (Il faut bien conserver quelques obligés quand on traverse la tempête)
a écrit le 31/08/2012 à 21:25 :
Que du vent tout cela !!! Avant 2015 nous seront à 4 millions de chomeurs c'est déja prévu
et ces politiques continuent à nous jouer du pipo
a écrit le 31/08/2012 à 21:21 :
On va nommer des fonctionnaires-copains qui pourront pantoufler grassement payés!
a écrit le 31/08/2012 à 19:51 :
Et pourquoi la "banque publique" ne se substituerait-elle pas au secteur bancaire puisque celui-ci fait défaut pour financer les entreprises?

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