Assurance-vie, livrets : les Français épargnent toujours autant mais différemment
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Les ménages français sont les champions de l'épargne, surtout les plus aisés.
Kai Pfaffenbach
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Les ménages français sont les champions de l'épargne, surtout les plus aisés.
Kai Pfaffenbach
Livret A qui pleure, assurance-vie qui rit : l'épargne des Français a changé du tout au tout en 2024. Avec une constante de taille : un taux d'épargne qui reste exceptionnellement élevé, à hauteur de 18% du revenu disponible brut au troisième trimestre, selon les derniers chiffres de l'Insee. Un constat qui s'observe partout en Europe. L'incertitude des ménages face à l'avenir n'explique pas tout. « Ce qui est frappant, c'est que même dans les pays qui vont bien comme l'Espagne, le taux d'épargne augmente. Nous avons donc une espèce de pulsion stressée chez les ménages européens », observe Gilles Moëc, chef économiste chez AXA IM.
En France, un grand mouvement de bascule s'opère entre les livrets réglementés et l'assurance-vie. Même si, en théorie, ces deux supports ne répondent pas aux mêmes logiques d'épargne. Après une collecte record en 2023, dopée par un taux attractif de 3%, le livret A a clairement marqué le pas pour retrouver en novembre dernier ses niveaux de collecte d'avant crise sanitaire.
2025 ne se présente pas sous les meilleurs auspices, même si le taux d'épargne des ménages ne devrait pas fléchir cette année. Après un gel de taux à 3 % depuis juillet 2023, le nouveau ministre de l'Economie Eric Lombard, qui connaît bien le sujet en tant qu'ancien patron de la Caisse des dépôts et des consignations (CDC), a indiqué ce lundi sur France Inter que le taux allait diminuer à partir du 1er février prochain, « autour de 2,5% ».
Pour mémoire, le taux du Livret A et du LDDS sont calculés selon une formule mathématique semestrielle (qui prend en compte l'inflation et les taux interbancaires), qui est rarement respectée, car la décision finale revient à Bercy sur proposition de la Banque de France. Compte tenu de la baisse de l'inflation, ce taux pourrait à nouveau baisser en août prochain.
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En cas de baisse à 2,5 %, cela pourrait susciter des « arbitrages violents » entre actifs financiers, au profit des dépôts à vue mais aussi de l'assurance-vie, de l'ordre de 8 milliards d'euros pour chacun de ces supports, selon les estimations de BPCE.
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