Donald Trump plonge la Réserve fédérale (Fed) dans l’inconnu
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Le président des États-Unis poursuit sa mise au pas de l'économie américaine. Après avoir accordé avantages et protection aux entreprises amies, imposé des droits de douane sur des secteurs clés, prélevé sa dîme sur Nvidia ou sur la fusion entre Paramount et Skydance, nationalisé partiellement US Steel ou forcé l'entrée au capital d'Intel, Donald Trump met donc à exécution son plan de mise sous tutelle de la Réserve fédérale (Fed).
Ce lundi, il a annoncé le limogeage de Lisa Cook, membre du Conseil des gouverneurs de la Fed - composé de sept membres nommés par la Maison-Blanche, dont le président de la Fed, Jerome Powell, et qui constitue l'exécutif de la banque centrale - au prétexte d'une hypothétique « fraude hypothécaire ». Lisa Cook présente, aux yeux de Donald Trump le triple défaut d'être une femme, noire et nommée par Joe Biden, celui à qui il voue une haine inexpugnable.
Au-delà du cas personnel, c'est bien l'indépendance de la banque centrale, pierre angulaire de la confiance des investisseurs dans les marchés, dont il est question aujourd'hui. Depuis des mois, l'administration Trump tente de contrôler la politique monétaire des États-Unis en s'en prenant au président de la Fed, Jerome Powell, dont le mandat se termine en mai prochain. Faute d'obtenir son départ anticipé, Donald Trump se retourne contre la gouvernance de la Fed.
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La récente démission d'Adriana Kugler, également nommée par Joe Biden, et le limogeage de Lisa Cook - si elle devait être juridiquement validée - lui offre ainsi la possibilité de nommer au Conseil deux personnalités proches du pouvoir, aux côtés des deux membres déjà nommés par Donald Trump lors de son précédent mandat, Michelle Bowman et Christopher Waller, tous deux virtuellement candidats à la succession de Jerome Powell.