Dopée par les vaccinations, la livre britannique toujours plus solide face à l'euro

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(Crédits : Reuters)
La monnaie européenne est au plus bas depuis onze mois face à la livre. Cette dernière « profite depuis le début de l'année de l'accord, du risque amoindri de voir la Banque d'Angleterre adopter un taux négatif et d'une campagne de vaccination relativement rapide », explique-t-on. Ce vendredi, la livre dépassait 1,40 dollar pour la première fois depuis près de trois ans.

L'euro évoluait à son plus bas depuis près d'un an face à la livre britannique, qui profite de la perspective d'un déconfinement et d'une campagne de vaccination efficace.

Le Royaume-Uni mène une campagne de vaccination rapide, et le Premier ministre Boris Johnson doit annoncer lundi le calendrier du déconfinement.

A l'inverse, l'Union européenne avait finit par concéder mi-février ses erreurs dans la stratégie de vaccination plus lente, par la voix de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Vers 11H à Paris ce vendredi, la livre dépassait 1,40 dollar pour la première fois depuis près de trois ans.

> Dossier : la course à la vaccination

La veille, vers 21H00 à Paris, l'euro cédait 0,41% face à la livre, à 86,49 pence pour un euro, quelques instants après avoir touché un plus bas depuis début mars 2020 à 86,49 pence.

Depuis le 24 décembre et la conclusion d'un accord commercial post-Brexit entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, la monnaie unique européenne a perdu 3,5% face à la devise britannique.

"La livre profite depuis le début de l'année de l'accord, du risque amoindri de voir la Banque d'Angleterre adopter un taux négatif et d'une campagne de vaccination relativement rapide", a expliqué Lee Hardman, analyste chez MUFG.

Toutefois, "une réouverture plus lente et plus prudente pourrait doucher l'enthousiasme des investisseurs", a prévenu M. Hardman.

L'emploi américain inquiète

Les cambistes se focalisaient également sur le dollar, qui reculait (-0,40% à 1,2086 dollar face à l'euro, -0,84% à 1,3973 dollar face à la livre) après un indicateur d'emploi décevant aux Etats-Unis.

Les demandes hebdomadaires d'allocations chômage ont augmenté plus que prévu et "ont brisé l'élan de la remontée" du billet vert, a noté Joe Manimbo chez Western Union.

La veille, la hausse des taux obligataires aux Etats-Unis avait poussé certains cambistes à revoir à la hausse les chances que la Banque centrale américaine (Fed) durcisse sa politique monétaire, ce qui rendrait le dollar plus attractif.

Mais les minutes de la réunion de janvier de l'institution, publiées mercredi, ont rappelé aux investisseurs que la Fed compte soutenir l'économie américaine jusqu'au retour au plein emploi.

"Pour l'instant, la Fed ne s'inquiète pas de voir les prix augmenter, et pense que l'inflation ne sera que passagère", a résumé Hussein Sayed, analyste chez FXTM.

Le bitcoin, qui avait atteint un nouveau plus haut historique mercredi soir à 52.631,92 dollars, reculait de 0,98% à 51.885,73 dollars.

Lire aussi : Le bitcoin franchit le seuil des 50.000 dollars pour la première fois

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Commentaires
a écrit le 19/02/2021 à 19:21 :
La livre remonte tout simplement par ce que les marchés s'attendaient à une sortie sans accord, ce qui aurait été catastrophique. La sortie est faite mais ce sera moins pire que prévu, c'est pour ça que ça remonte. On achéte sur de l'espoir, mais quand la réalité va apparaitre (cachée auhourd'hui par la fumée COVID), les rieurs vont déchanter.
a écrit le 19/02/2021 à 16:35 :
Les oiseaux de mauvaise augure qui avait prévu que l'Angleterre en sortant de la UE, allait s'écrouler ont tout faux, et je me range directement aux commentaire de Olivier DELAMARCHE qui a vanté la liberté retrouvée des anglais de décider seuls pour eux. Et ça fonctionne vu l'envolée de la livre. Les dodmatiques perdent de plus en plus pied sur l'économie.
a écrit le 19/02/2021 à 15:54 :
"Dopée par les vaccinations"

Mais enfin ils y mettent quoi dans leurs vaccins ? Hé ho tricheurs ! ^^
a écrit le 19/02/2021 à 15:24 :
c'était bien connu "malheur au pays qui voudrait quitter l'U.E." sauf que la pandémie n'existait pas en 2016 pour le YES au BREXIT par les Britanniques, que l'U.E. formatéeaui centralisme et au système fonctionnaire Franco Français, lourd, coûtreux et pas efficace pour prendre des décisions rapides est engluée dans les vaccins lorsque le Royaume Uni débarrassé de la chape de plombe U.E. a montré son efficacité, donc aussi pour sa monnaie le STERLING et pas l'EURO, qui l'année ddernière culminait péniblement à 1,09 pour 1 euyro et aujourd'hui à à 1,16. Barnier dit être satisfait.
a écrit le 19/02/2021 à 14:27 :
Bon , une situation incertaine a cours terme , car un jours la realite devraient revenir rapidement ...
a écrit le 19/02/2021 à 11:05 :
Y sont où les européistes pavloviens, ceux qui pensaient hier que l 'immense BLM allait rapatrier la City à la maison et qui se retrouve tt marris de la voir cette nouvelle place s 'enfuir au pays de l' exil fiscal batave, allo ..?
a écrit le 19/02/2021 à 10:21 :
L'UE a toujours cru que l'union de faiblesse faisait une force mais on constate que ce n'est pas le cas... donc a chaque faiblesse, on dit que c'est une force de coopération!
a écrit le 19/02/2021 à 9:51 :
Est ce une si bonne nouvelle pour l'exportation des produits anglais
déjà chers et pour nombre de piètre qualité ?
a écrit le 19/02/2021 à 9:30 :
Comme quoi....la force ou faiblesse d'une monnaie repose sur du vent, des rumeurs et des vaccinations alors que l'économie britannique est en pire état que celle de l'UE.
a écrit le 19/02/2021 à 9:26 :
Principe des vases communicants, plus les parasites financiers partiront et plus le RU retrouvera de la souveraineté et donc de la valeur et donc de la puissance monnaitaire, logique. Pour les pays bas d'ailleurs l'euro devait être une véritable bénédiction.

Le coût du capital est devenu insupportable pour la classe productrice et donc les pays, en UE.

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