La Réserve fédérale (Fed) doit attendre plus que jamais avant de bouger ses taux
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Le président de la Fed, Jerome Powell, devrait ajuster ses prévisions de croissance et d'inflation.
Reuters
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Le président de la Fed, Jerome Powell, devrait ajuster ses prévisions de croissance et d'inflation.
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Face au chaos, le monde attend. Un « wait and see » partagé par les États, les entreprises, les marchés financiers et par la banque centrale des États-Unis. La probabilité que la Réserve fédérale (Fed) baisse ses taux directeurs ce mercredi à l'issue de son comité de politique monétaire (FOMC) est en effet proche de zéro. La fourchette cible actuelle est de 4,25 % à 4,5 %.
Pourtant, les chiffres de l'inflation sont faibles depuis trois mois, la politique de droits de douane n'a pas eu, pour l'instant, d'effet sur les prix à la consommation et le conflit ouvert entre Israël et l'Iran, avec une possible intervention militaire des États-Unis, a eu également jusqu'ici qu'un effet modéré sur les prix du pétrole. Enfin, la dernière statistique sur les ventes de détail aux États-Unis confirme la morosité des consommateurs, avec ses effets déflationnistes.
Mais, une fois de plus, la Fed va maintenir sa position d'attente, le temps de bien mesurer sur l'économie les effets des droits de douane, avec une hausse de l'ordre de 15 points (contre 30 points au lendemain du « jour de la libération »). Pour l'heure, les indicateurs avancés sonnent l'alerte sur la croissance, mais les données macroéconomiques résistent toujours, malgré quelques signes de ralentissement.
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Quant à la position des entreprises, il faudra attendre les résultats du troisième trimestre pour connaître leurs arbitrages entre leurs marges et leurs prix. Enfin, les pressions de plus en plus fortes du président américain Donald Trump, qui réclame une baisse de 100 points de base « maintenant », ne plaident pas en faveur d'un assouplissement de la position de la Fed. C'est une question de crédibilité. Et bien sûr, l'éventuelle généralisation du conflit au Moyen-Orient, avec une flambée des prix du pétrole, risque de balayer tous les scénarios de la Fed. D'autant plus que les prix aux États-Unis ont largement profité de la baisse des prix de l'énergie ces derniers mois.
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