Marchés financiers : jusqu’ici, tout va bien…
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le mois de mai a été un bon mois pour les actions, déjouant le proverbe boursier "sell in may and go away".
Benoit Tessier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le mois de mai a été un bon mois pour les actions, déjouant le proverbe boursier "sell in may and go away".
Benoit Tessier
Les taxes douanières et les taux longs américains continuent d'être les principaux animateurs des marchés. Les États-Unis restent au centre de l'attention des investisseurs. Mais plus pour les mêmes raisons.
Certes, les actions américaines, notamment les principales valeurs de la tech, sont revenues peu ou prou à leur valorisation d'avant le « jour de la libération » du 2 avril dernier made in Trump.
Sur le mois, l'indice américain S & P 500 regagne ainsi près de 4 % alors que l'indice européen Stoxx600 affiche une performance, pour la première fois depuis le début de l'année, moindre, à 2,6 %. Les taux longs américains terminent le mois autour de 4,4 %, après avoir atteint les 4,6 %, sur une courbe des taux relativement plate (4 % pour le taux à 2 ans). Un taux à 10 ans à 4,75 % serait un signal d'alerte pour Wall Street.
À lire également
Le rebond des actions américaines doit beaucoup aux multiples volte-face de Donald Trump sur les droits de douane. Ce qui signifie en creux que le marché a parfaitement intégré l'idée sur les droits de douane étaient surtout négatifs pour l'économie américaine. Mais pour beaucoup de stratégistes de marché, Trump marque la fin de « l'exceptionnalisme américain », cette surperformance nourrie ces dernières années par la globalisation, la baisse des taux, les subventions massives et plus récemment, par la révolution de l'IA. De tous ces facteurs de soutien, il ne reste aujourd'hui plus grand-chose, même si les États-Unis resteront toujours un pôle d'innovation.