Marchés financiers : les Etats-Unis ont dominé 2024 face à une Europe à la traîne
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Jamais l'écart de valorisation entre les Etats-Unis et l'Europe n'a été aussi grand.
Reuters
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Jamais l'écart de valorisation entre les Etats-Unis et l'Europe n'a été aussi grand.
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L'année 2024 a été un bon cru pour la grande majorité des investisseurs. Tout le monde s'attendait à une récession aux Etats-Unis. Elle n'a pas eu lieu. Au contraire, les croissances économiques n'ont cessé d'être révisées à la hausse tout le long de l'année, partout le monde, y compris en Europe.
Certes, la zone euro est toujours à la traîne (Espagne exceptée) et la Chine a de nouvelles priorités stratégiques que la croissance à tout prix. Mais celle mondiale a tenu et le consommateur a bien résisté.
Tout le monde s'attendait également à un choc de matières premières avec les tensions géopolitiques. Il n'a pas eu lieu non plus et le prix du baril de Brent termine l'année autour de 75 dollars.
Enfin, 2024 devait être l'année de la duration, celle de la baisse des taux d'intérêt. Le chemin a été plus chaotique que prévu avec un marché de taux extrêmement volatil, au gré des signaux contradictoires sur l'activité économique ou la trajectoire des politiques monétaires. Rarement un consensus sur les taux aura été aussi fréquemment et dramatiquement revu, à la baisse comme à la hausse. Au final, la Banque centrale européenne (BCE) a ouvert le bal des baisses de taux directeurs en juin, avant même la Réserve fédérale (Fed) qui a commencé à baisser ses taux en septembre, de façon plus nette en revanche, de 50 points de base.
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Le marché de crédit s'est cependant bien tenu, excepté quelques mouvements sur les spreads (écart de taux), en juin et en août, notamment sur des secteurs en crise, comme l'automobile. Et après une année de rendements exceptionnels en 2023, ils restent élevés aujourd'hui, de 4 à 5% sur la catégorie « investissement ». Un phénomène qui explique l'attrait toujours aussi fort de cette classe d'actifs auprès des investisseurs, ces derniers ayant absorbé sans problème un montant record d'émissions en zone euro, de l'ordre de 700 milliards d'euros.
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