Menacé par Trump, le président anti-crypto de la SEC démissionne
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« La SEC a rempli sa mission et appliqué la loi sans crainte ni favoritisme », a déclaré Gary Gensler, dans un communiqué.
REUTERS/Jose Luis Magana
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« La SEC a rempli sa mission et appliqué la loi sans crainte ni favoritisme », a déclaré Gary Gensler, dans un communiqué.
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Gary Gensler prend les devant. Alors que Donald Trump avait promis de renvoyer le président de l'Autorité de régulation des marchés financiers (SEC), ce dernier a annoncé, ce jeudi, qu'il quittera son poste de manière anticipée. Gensler n'a pas précisé quand il comptait quitter la SEC, mais il était prévu qu'il parte avant que le président élu Donald Trump ne prête serment, soit le 20 janvier.
Gary Gensler a présidé à une période d'hyperactivité dans le processus de réglementation de l'industrie crypto par la SEC. « La SEC a rempli sa mission et appliqué la loi sans crainte ni favoritisme », a-t-il déclaré dans un communiqué. Le gendarme de la Bourse avait notamment imposé de nouvelles exigences de transparence aux gestionnaires de capital-investissement mais également étendu sa campagne de répression contre les sociétés de crypto-monnaies.
Après la chute de la célèbre plateforme ayant détourné l'argent de ses clients FTX, le régulateur avait mis la pression aux autres grandes plateformes d'échange du secteur. La SEC a ainsi assigné en justice trois des plus grosses plateformes d'échanges, Binance, Coinbase et Kraken, ainsi qu'une série de plus petites start-up. « Le président de la SEC est clairement l'emblème de la lutte acharnée du système contre le secteur crypto », explique à l'AFP Stéphane Ifrah, analyste chez Coinhouse.
Un positionnement à l'opposé de celui du président nouvellement élu. En plus d'avoir promis de renvoyer le chef du gendarme de la finance américaine, Donald Trump avait assuré vouloir faire des États-Unis « la capitale mondiale du bitcoin et des cryptomonnaies ». Il souhaite notamment constituer pour cela une réserve nationale en conservant les 210.000 bitcoins (19 milliards de dollars actuellement) acquis par l'État américain.
En plus de ces annonces, selon Bloomberg, l'équipe de Donald Trump discuterait avec l'industrie des actifs numériques pour créer un éventuel nouveau poste à la Maison Blanche exclusivement dédié à la politique cryptographique. L'équipe du nouveau président examinerait d'ailleurs déjà les candidats à ce poste, a indiqué le média américain, citant des personnes au courant des efforts de transition.
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Cette nouvelle devrait porter le cours du bitcoin, qui s'est envolé de plus de 40% depuis la victoire de Trump le 5 novembre pour atteindre 98.359 dollars ce jeudi à 20h, heure de Paris. Il est maintenant valorisé 1.936 milliards de dollars, soit plus que la capitalisation boursière de Meta (1.420 milliards de dollars)
(Avec agences)
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