Donald Trump lance sa croisade contre la voiture électrique
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Aux yeux de Donald Trump, la transition vers l'électrique est « une transition vers l’enfer ».
Reuters
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Aux yeux de Donald Trump, la transition vers l'électrique est « une transition vers l’enfer ».
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Donald Trump n'aime pas du tout la transition vers la voiture électrique. « Pour la classe moyenne, c'est une transition vers l'enfer », menaçant « tout le secteur automobile américain », s'époumonait-il dans une vidéo publiée le 23 octobre 2023 sur son site de campagne. Dans cette diatribe de cinq minutes, le désormais président élu a affiché sa colère à l'égard de la politique de Joe Biden, appelé « Joe l'escroc », en faveur de l'électrification « forcée et inutile » du parc américain.
« Biden a imposé l'exigence farfelue que 67 % de tous les nouveaux véhicules soient électriques dans moins de dix ans », a fustigé Donald Trump. A ses yeux, il y a urgence à en finir avec cette transition, ce « projet désastreux », qui « détruit plus de 100.000 emplois dans la construction automobile, et gaspille des dizaines de milliards de dollars qui devraient aller aux travailleurs, et rend les nouvelles voitures totalement inabordables ». Avant de prévenir que, sous sa présidence, « si vous voulez une voiture électrique, vous l'aurez, mais vous pourrez acheter tous les autres types de voitures et de véhicules que vous souhaitez ».
Cette croisade contre l'électrique, Donald Trump entend visiblement la débuter tout de suite. Son équipe de transition envisage de supprimer le crédit d'impôt de 7.500 dollars pour l'achat de véhicules électriques dans le cadre d'une grande réforme fiscale, a indiqué l'agence Reuters vendredi dernier. La fin de cette subvention pourrait décourager les acheteurs, et donc freiner les ventes. Même si la demande a ralenti cette année au pays de l'Oncle Sam, les ventes de voitures électriques ont progressé au troisième trimestre de 11% sur un an, avec près de 350.000 unités écoulées, selon les estimations de Kelley Blue Book. Leur part de marché titille aujourd'hui les 9%.
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C'est d'abord Tesla, dont le propriétaire Elon Musk vient pourtant d'être nommé à la tête d'un nouveau ministère de « l'efficacité gouvernementale », qui pâtira d'un arrêt du crédit d'impôt. Cela n'effraye toutefois pas le milliardaire, fervent soutien de Donald Trump pendant sa campagne. En juillet dernier, il a concédé qu'une telle mesure pèserait sur ses ventes - sachant que près d'une voiture sur deux vendues aux États-Unis est aujourd'hui une Tesla. Mais d'après Elon Musk, la suppression de cette aide à l'achat sera plus « dévastatrice » encore pour ses concurrents tels General Motors, Ford ou Stellantis.