Union des marchés de capitaux : Lagarde tire la sonnette d’alarme
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Christine Lagarde, présidente de la BCE, lance un cri d'alarme lors du congrès bancaire européen à Francfort ce vendredi.
Reuters
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Christine Lagarde, présidente de la BCE, lance un cri d'alarme lors du congrès bancaire européen à Francfort ce vendredi.
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Pas une semaine ne se passe sans que le projet d'union des marchés de capitaux ne revienne sur le devant de la scène. Mardi dernier, l'Association pour les marchés financiers en Europe (AFME) a publié un rapport alarmant sur le retard pris dans le financement des entreprises et des PME par les marchés, surtout par rapport aux États-Unis.
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Chacun a en mémoire le fameux ratio : 80% du financement des entreprises est bancaire en Europe et 20% sur les marchés. Or, c'est l'inverse aux États-Unis. Et l'intérêt manifesté officiellement par Tikehau Capital, l'une des success story française dans le capital-investissement pour une cotation - ou une double cotation - à New York illustre une nouvelle fois le manque de profondeur des marchés financiers européens.
Ce vendredi, c'est au tour de Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, de pousser son cri d'alarme lors du congrès bancaire européen à Francfort. Elle a dit redouter une « mort lente » du projet par « accumulation de petites blessures » et « d'intérêts particuliers (qui) s'opposent ou affaiblissent chaque mesure législative ».
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La charge est violente et peu commune de la part de la très diplomate et policée présidente. Au printemps dernier, le rapport d'Enrico Letta présenté à la Commission européenne, les propositions de l'Esma, le régulateur européen des marchés, ou bien en France, les conclusions de la mission Noyer, lancée à l'initiative de l'ancien locataire de Bercy, Bruno Le Maire, témoignaient d'un certain frémissement sur le sujet, vieux serpent de la zone euro, comme celui d'ailleurs de l'Union bancaire.
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