La Banque de France souhaite pousser les feux sur le paiement instantané
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Le service de virement instantané Paylib entre particuliers connaît une forte croissance depuis 2020.
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Le service de virement instantané Paylib entre particuliers connaît une forte croissance depuis 2020.
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« Le paiement instantané ? Une vraie innovation ! », nous confiait récemment un responsable monétique d'un grand groupe bancaire. Lancé officiellement depuis quatre ans, le paiement instantané (en fait techniquement un virement) peine toujours à décoller. Selon les données de la Banque de France, il ne représente même que 3% (en volume) des virements réalisés en France (contre 10% en moyenne en Europe). Et ce pour un montant moyen de 530 euros, contre 1.780 euros pour un virement SEPA (zone euro), selon une étude du Comité national des paiements scripturaux (CNPS).
« La France n'a pas encore exploité tout le potentiel des services de paiements innovants reposant sur le virement instantané », regrettent ainsi la Banque de France et le CNPS. Ce dernier envisage donc de lancer une campagne de sensibilisation auprès des particuliers mais aussi des professionnels et commerçants.
Rappelons que le paiement instantané permet d'effectuer un paiement de compte à compte en temps réel, théoriquement sans limite de montant, alors qu'un virement traditionnel peut prendre une journée, voire plusieurs jours à l'international.
Au-delà d'un déficit de notoriété avancé par le CNPS, deux principales raisons peuvent expliquer la faible pénétration du paiement instantané. Tout d'abord, il existe déjà des solutions de paiement suffisamment efficaces pour que l'avantage offert par le paiement instantané pour le particulier ou le professionnel ne soit pas évident. C'est le cas notamment en France avec le service interbancaire (gratuit) de compte à compte de particuliers Paylib qui revendique quelque 25 millions de clients inscrits (+60%) et 6 millions d'utilisateurs actifs à la fin de l'année 2021 (+33%).
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« C'est un service qui a véritablement décollé durant l'hiver 2020, à l'image d'ailleurs d'autres pays européens, comme la Suède ou l'Espagne », constate Vincent Duval, PDG de Paylib. Ce dernier écarte d'ailleurs toute idée de concurrence avec le virement instantané car Paylib est plutôt utilisé pour des petits montants (plafonné à 500 euros par transaction), en substitution du cash ou du chèque. « Ce qui fait la force du P2P, c'est son universalité », souligne Vincent Duval. Et c'est pourquoi Paylib mise plutôt sur ce service au potentiel de croissance important que sur ses autres fonctions, notamment le paiement mobile.
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