La banque d'investissement de BPCE a donné un sacré coup de pouce aux résultats du deuxième groupe bancaire français au quatrième trimestre : Natixis a en effet annoncé jeudi soir un un bénéfice net en hausse de 57% au quatrième trimestre, à 496 millions d'euros, pour un produit net bancaire de 2,5 milliards, en hausse de 12%. La forte hausse des marchés actions dans la foulée de l'élection présidentielle américaine, l'effet Trump", explique en grande partie ces bons résultats.
En revanche, dans la banque de détail, les deux réseaux de banques mutualistes Banques Populaires et Caisses d'Epargne ont souffert du contexte "très défavorable" de taux bas "persistant". Le produit net bancaire de la banque commerciale et assurances a progressé au dernier trimestre de 2% mais baissé de 2,4% à 14,9 milliards d'euros sur l'année. Un plan de transformation et d'excellence opérationnelle de la banque de proximité, axé sur le numérique, sera présenté le 21 février.
Tenu par des clauses de confidentialité, François Pérol a tout de même révélé quelques tendances sur l'accueil d'Apple Pay, la solution de paiement sur iPhone, que les banques du groupe proposent en exclusivité pour l'instant en France.
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Le groupe a également annoncé l'arrivée chez Natixis du banquier d'affaires franco-canadien Jean Raby (52 ans), un ancien de Goldman Sachs, qui fut directeur financier d'Alcatel-Lucent, et artisan de sa vente à Nokia, et fit un bref passage à SFR, dans le sillage de Michel Combes. Il sera membre du comité de Direction générale, en charge des métiers de gestion d'actifs, de banque privée et de private equity, en remplacement de Pierre Servant (62 ans), nommé senior advisor de Laurent Mignon, le DG de Natixis. Ce dernier a relevé que "son expérience dans le monde financier exigeant de Goldman Sachs et sa vision stratégique" seraient précieuses pour Natixis.
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