La Suède met fin à cinq années de taux négatifs

 |   |  238  mots
Entrée de la banque centrale de Suède, à Stockholm.
Entrée de la banque centrale de Suède, à Stockholm. (Crédits : Reuters)
L'institution monétaire devrait maintenir son taux directeur à 0% jusqu'en 2021, n'entrevoyant un nouveau relèvement qu'en 2022.

La Banque centrale de Suède a relevé, jeudi, son taux d'intérêt directeur à 0%, mettant fin à près de cinq années de taux négatifs qui, conjugués à une politique monétaire expansionniste, ont soutenu l'activité mais accru l'endettement des ménages.

En février 2015, la plus ancienne banque centrale du monde avait introduit un taux d'intérêt négatif, fixé à -0,10%, invoquant les risques de déflation.

Un an plus tard, elle avait abaissé ce taux Repo, le principal taux directeur qui fixe le loyer des prêts aux banques sur sept jours, à -0,50%, avant de le relever d'un quart de point en décembre 2018.

Possible relèvement en 2022

"L'inflation a été proche de l'objectif de la Riksbank de 2% depuis début 2017 et la Riksbank estime que les conditions sont bonnes pour que l'inflation reste aussi proche [de l'objectif] à l'avenir", a expliqué l'institution monétaire.

Elle prévoit une inflation à 1,7% pour l'exercice courant et pour 2020.

Elle devrait maintenir son taux directeur à 0% jusqu'en 2021, n'entrevoyant un nouveau relèvement qu'en 2022, et poursuivre sa politique de rachats obligataires pour stimuler l'économie.

L'institution monétaire a prévenu que la croissance en Suède devrait ralentir après plusieurs années à un niveau soutenu pour revenir à un niveau normal.

Le PIB devrait s'accroître de 1,1% cette année contre 1,3% estimé précédemment, et 1,2% en 2020 (inchangé).

Lire aussi : Faut-il s'inquiéter d'un monde de taux négatifs ?

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/12/2019 à 10:18 :
La Suède, tous comme la suisse n'ont rien à voir avec la France. La Suède à une dette d'etat à 36%, là où la France vient de sdepasser les 100% du PIB. De plus les masse monétaire n'ont rien à voir et encore moins la taille des populations.
La Suède peut sortir de ces taux négatifs et donc, de ce racket sur nos épargnes. La France y est pour l'éternité, jusqu'au prochain changement de modèle, en tous cas jusqu'au prochain changement de modèle economique (suite à une faillite de l'etat qui s'accroche à ces privileges ainsi que tous les veautours qui tournent autour).
a écrit le 19/12/2019 à 11:25 :
" mais accru l'endettement des ménages"

Taux positifs, taux négatifs, ce sont toujours les productifs qui en sont les victimes au final donc, de là à dire que ce sont les prêts d'une façon générale qui leurs sont néfastes il n'y a qu'un pas que je franchis allégrement.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :