"Inespéré" ou "délirant" : à Aix, les taux négatifs déroutent les économistes

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Le cours Mirabeau à Aix-en-Provence où se tiennent chaque été les rencontres économiques.
Le cours Mirabeau à Aix-en-Provence où se tiennent chaque été les rencontres économiques. (Crédits : WIkipedia Ladislaus Hoffner)
Aux rencontres économiques d'Aix-en-Provence, la faiblesse des taux d'intérêts divise les économistes, certains voyant une opportunité pour investir sur le long terme, d'autres s'inquiétant de leurs effets négatifs, notamment sur la santé des banques.

Des avantages, des inconvénients et "beaucoup de questions": aux rencontres d'Aix-en-Provence, la faiblesse des taux d'intérêts, tirés vers le bas par la politique expansionniste des banques centrales, divise les économistes, décontenancés par un phénomène jugé "inespéré" ou "délirant".

"Combien de temps ça va durer? Jusqu'où cela va aller? Tout le monde se pose des questions", résume Ludovic Subran, chef économiste d'Allianz, qui voit dans les taux négatifs le symptôme d'une économie arrivée à un "moment charnière". "C'est très déstabilisant", insiste-t-il.

Après une première incursion en territoire négatif en 2016, le taux d'emprunt à 10 ans de l'Allemagne, qui fait référence en Europe, a plongé en mars et ne cesse depuis lors de s'enfoncer. Mi-juin, il a été rejoint par celui de la France, tombé à un plus bas historique.

Un investisseur se verra rembourser un peu moins qu'il n'a prêté

Ce phénomène, apparemment irrationnel, signifie qu'un investisseur se verra rembourser un peu moins qu'il n'a prêté s'il garde son titre jusqu'à échéance : pour lui, l'objectif est de bénéficier d'un placement sûr, quitte à payer légèrement pour cela, comme lors de la location d'un coffre-fort.

Faut-il s'en inquiéter ou faut-il s'en réjouir ? Pour les Etats concernés, la faiblesse des taux a tout d'une aubaine : c'est "une source d'espoir" parce que cela réduit "la charge de la dette", le coût des emprunts étant quasiment nul pour les finances publiques, souligne Philippe Aghion, professeur au Collège de France.

Selon la Cour des comptes, la France devrait économiser l'an prochain quatre milliards d'euros sur la charge de la dette par rapport à ses prévisions initiales. Une manne inespérée, alors que Bercy peine à financer les baisses d'impôts annoncées à l'issue du "grand débat".

Une opportunité pour financer la transition écologique

Doit-on aller plus loin en profitant des faibles taux pour financer des réformes de long terme? C'est ce que souhaitent plusieurs économistes, à l'image de Jean Pisani-Ferry, qui appelle à emprunter massivement pour la transition écologique.

Cette position "se justifie", soutient Philippe Aghion. "Si on ne fait pas la transition énergétique maintenant, ça va coûter beaucoup plus cher demain. Donc il y a une bonne raison de s'endetter maintenant".

Pour Agnès Benassy-Queré, de l'Ecole d'économie de Paris, les faibles taux peuvent être "une opportunité pour investir", mais "pas dans n'importe quoi". "Il faut que ce soit sur de l'investissement public, pas des dépenses courantes", estime-t-elle.

Une espèce de drogue

Interrogé samedi sur ce sujet, le ministre de l'Economie et des Finances Bruno le Maire s'est montré prudent, en estimant que si "des dépenses supplémentaires" devaient être envisagées, elles devaient l'être "au niveau européen".

Les "taux d'intérêt négatifs ne doivent pas devenir une espèce de drogue qui nous empêche de voir certaines réalités économiques", a ajouté le ministre, insistant sur les "inconvénients" induits par ces faibles taux.

Au-delà du risque de dérapage des finances publiques dans les pays déjà lourdement endettés, c'est l'impact des faibles taux sur le secteur financier et ses possibles répercussions macroéconomiques qui suscitent l'inquiétude.

"Les taux zéro, c'est une bonne chose pour l'investissement de long terme. Mais ça n'est pas sans conséquences", rappelle Patrick Artus, économiste chez Natixis, qui appelle à regarder "la colonne des plus et la colonne des moins".

Dans cette dernière colonne: l'impact sur la santé des banques, dont la rentabilité baisse, l'envol des prix de l'immobilier, avec le risque de formation d'une bulle, et le maintien en vie d'entreprises "zombies", "inefficaces" mais "qui survivent artificiellement".

Prendre davantage en compte les effets négatifs

"Les taux zéro, ce n'est pas sans inconvénients. On ne peut pas dire 'on met les taux à zéro jusqu'à la fin des temps et tout est réglé' : c'est délirant", s'agace M. Artus, qui appelle les banques centrales à prendre davantage en compte ces "effets négatifs".

"Le problème, c'est que l'inflation est très faible, notamment en Europe. D'un point de vue macroéconomique, la position des banques centrales n'est pas facile", juge Agnès Benassy-Queré, pour qui l'atonie des prix soulève "beaucoup de questions".

"Les taux sont trop bas pour être honnêtes", conclut Ludovic Subran, qui voit dans cette situation le "symptôme d'une très forte aversion au risque" de la part des épargnants et des investisseurs: "quelque part, c'est inquiétant".

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Commentaires
a écrit le 09/07/2019 à 15:17 :
Voila conséquence de la planche à billets infinie des banques centrales adossée à aucune valeur tangible et finie (comme l'or) et le créditisme de la société sur laquelle est basée notre fameuse croissance. Les Trilliards de fausse monnaie de singe vont simplement engraissés le système financier et les bourses sans jamais revenir dans l'économie réelle. Les banques artificiellement en faillite depuis 2008 et leurs bilans truqués ne prêtent plus à l'économie réelle. L'argent gratuit des banques centrales est utilisé à mauvais escient pour favoriser les dividendes des actionnaires toujours plus riches pendant que les petites PME et les artisants crèvent de taxes et ne peuvent pas empruntés pour leur besoinsde production. Les taux négatifs sont l'ultime conséquence des planches à billets des 40 dernières années. La chute sera sévère et le krach obligataire et d'actions tellement massif, que les banques fermeront et le cash devra être aboli pour sauver le système... Sortez du liquide de la banque, achetez de l'or et un petit jardin et priez pour votre salut !
a écrit le 08/07/2019 à 15:44 :
Comme je l'ai exposé plusieurs fois. La politique de la BCE et l'austérité font que personne ne va investir dans un pays où déjà la demande est en recul, et que de nombreux industriels ont ferraillé des machines et licencié du personnel.Dans le sytème capitaliste, pour avoir du progrès "Il faut de hauts salaires et une production de masse." A Bruxelles au nom de dogmes néolibéraux, ils font exactement le contraire. En outre la monnaie, unique l'€, est resté une monnaie locale, et les plus puissants économiquement succent les € des plus pauvres. Pas besion d'avoir un doctorat en économie pour le comprendre.
a écrit le 08/07/2019 à 15:35 :
Pour rendre une certaine confiance on doit accélérer la circulation de la monnaie! Dans le cas présent nous n'avons que la thésaurisation en face d'une création permanente par le biais du crédit! L'erreur est de s'attaquer a l'épargne (génératrice de méfiance) au lieu de limiter le crédit! L'inflation est la peur de l'an mille!
L'inflation est source de confiance sauf pour les rentiers et les fonctionnaires!
a écrit le 08/07/2019 à 11:51 :
C'est le moment d'acheter de l'or, mais aussi de l'argent et même de l'étain, le foncier saturé de taxes et de normes n'enrichit que les sociétés avides de la bêtise de l'État, une bonne pioche, les déchets électroniques, les territoires d'outre-mer susceptibles de prendre leur indépendance (nouvelle Calédonie), l'industrie électronique française devrait redémarrer, mais laisser l'argent pourrir, c'est stupide, à moins de sortir de l'Euro.
Réponse de le 08/07/2019 à 15:52 :
Tu as 100 % raison, Surtout pour l'or, car Trump vise de nouveau rattacher
l'US $ à à l'or, ce qui va faire monter le prix du métal, et réduire la dette américaine. Car si l'once d''or passe de 1.300 $ à 3 fois plus, la dette américaine va baisser de 3 fois. Ainsi le US$ va se dévaluer. pour contrer les chinois. Il va y avoir une vente massive de papiers en US $: La preuve que ça va arriver, les banques Rothschild se sont débarassé de tout le papier en US$, il ya quelques mois.
a écrit le 08/07/2019 à 10:35 :
Accepter de perdre l'inflation sur 10 ans, il y a des préteurs qui devraient consulter en psychiatrie.
a écrit le 08/07/2019 à 9:22 :
"d'autres s'inquiétant de leurs effets négatifs, notamment sur la santé des banques"

Ah bon ben si c'est que ça on va garder la version optimiste hein ! ^^
a écrit le 08/07/2019 à 8:11 :
On voudrait provoquer une nouvelle crise du surendettement qu'on ne s'y prendrait pas mieux.
a écrit le 07/07/2019 à 20:31 :
Ah, la sacro-sainte confiance qui nous a tant fait défaut par le passé... Le temps est venu pour la France de croire en ses chances, d'investir. On a la main. Ce n'est pas le moment de paniquer en regardant nos voisins (vieillissants ou englués dans le brexit) et en anticipant le ralentissement. En phase de ralentissement mondial, la faible exposition de la France à l'international (hormis nos banques en Europe du sud...) est un atout. Si on avance sûrs de nous, les investisseurs nous percevront davantage comme une valeur refuge. Cercle vertueux à la clé.
a écrit le 07/07/2019 à 16:40 :
AZ@.En ce qui concerne la balance commerciale,un investissement massif dans les renouvelables et dans les économies d'énergies,diminuera fortement les importations de pétrole et de gaz ,avec une amélioration spectaculaire de la balance commerciale.
BH@.Il faut arrêter de nous asséner les poncifs ultralibéraux,la pensée unique qui dit que tout ce qui ferait l'état serait mauvais.En plus un investissement public, permettrait de créer un effet de levier,avec la participation de capitaux privés,dans les investissements.Le privé, n'investira jamais tout seul, de manière massive, dans les renouvelables car le retour sur investissement est très long.Il faut connaitre les exemples de la Coree du Sud et du Singapour,où le développement économique spectaculaire des dernières 50 années,est dû surtout , à l'intervention de l'état dans l'économie.

a écrit le 07/07/2019 à 12:40 :
Une économie mondiale qui ralentit, des salaires qui stagnent, des profits et des dividendes versés aux actionnaires qui explosent; une BCE qui déversent 80M€ d'Euro chaque mois auprès des banques, une banque centrale américaine qui ne relève pas ses taux d’intérêts de peur de voir la croissance diminuer.Il parait donc logique d'être dans cette situation de taux d’intérêts négatifs. Qui en fera les frais? Les épargnants et les rentiers qui vont voir leurs revenus baisser. En fin de crise il y a toujours quelqu'un qui paie l'addition.
a écrit le 07/07/2019 à 12:33 :
Il faut aussi prendre ne compte que les caisses et produits de retraite volontaires vont énormément souffrir car ils ne pourront plus placer leurs fonds dans les emprunts d'états auxquels ils sont parfois obligés par la réglementation d'y souscrire.
a écrit le 07/07/2019 à 12:28 :
Si l'argent n'a plus de valeur, ce qui est le cas avec des taux à zéro, voir négatifs, comment valoriser les biens ? Le prix n'est pas qu'une addition de couts, plus une marge, sa formation dépend également de la monnaie pour l'échanger en fonction du temps pour le fournir.et du temps d'utilisation de celle-ci. La monnaie n'est pas uniquement un terme de l'échange, elle est aussi un bien en soi, même s'il est représentatif des richesses comptabilisées sous sa dénomination. L'interdépendance entre ces entités est constitutif d'un ensemble dont les sous-ensembles dépendent les uns des autres. La valeur nulle ou négative d'une partie affecte les autres, avec une boucle de rétroaction qui débouche à un moment ou un autre sur la déflation. Compte tenu des montants de dettes dans le monde on peut comprendre que des petits malins puissent s'imaginer régler le problème en nullifiant les dettes, mais c'est sans compter sur l'aspect juridique des termes de l'échange qui reste indépendant des valeurs. Les tentatives des web-monnaies ne sont pas autre chose que du Monopuly, avec l'espoir d'une auto-régulation interne prévenant les excès, mais c'est totalement illusoire, et cela se terminera dans une apothéose de pertes et de faillites, car il y a toujours un payeur en dernier ressort : Le garant.
Réponse de le 07/07/2019 à 15:12 :
Bonjour,
Juste un rappel pour ceux qui ne sont pas familiers des banques, ces denieres font de la création monétaires. Par exemple la banque qui a y un taux de couverture de 13% fait 87% de création monétaire lorsqu elle prête à 0 %. Même si elle prête à des taux négatif elle continue à gagner de l argent car on lui rembourse de l argent qu' elle n avait pas.
a écrit le 07/07/2019 à 12:00 :
D'où l'erreur d'avoir confié aux banques, aux zinzins, la "charge" de financer la dette publique.
a écrit le 07/07/2019 à 11:42 :
La déflation risque de créer l'inflation, par l'augmentation phénoménale des quantités de monnaies. Faillites et cie, prendre votre ceinture de sécurité bien serrée ! L'or n'est plus de fait, un placement sans risqueS, plus de fiabilité dans les légumes de votre jardin (ok je pousse le bouchon un peu trop loin ). ;o))
a écrit le 07/07/2019 à 11:36 :
La  « phynance » fait de l’argent avec l’argent mais n’investit pas dans l'économie réelle, aussi ne soyons pas étonnés par ce qui arrive. Malheureusement la masse monétaire n’est pas infinie et quand elle est épuisée, un bon crack et on recommence.
a écrit le 07/07/2019 à 9:32 :
Et parmi ces lumières aucune ne s interroge sur les bienfaits d une inflation régulée .
Il faudra donc s attendre à un effacement !!
Mme Lagarde à un joli coup devant elle à jouer et peut être un prix Nobel à la fin .
a écrit le 07/07/2019 à 8:47 :
L'idée de Mario Draghi n'était pas mauvaise en soi. Sauf que tous c'est milliards d'euros n'ont que principalement profités aux traders, pas à l'économie réelle. Il est plus que temps de passer à "l'Open Économie " n'en déplaise aux traders. Bref, passer à du concret, pas les bourses. Des projets, pas du virtuel.
Réponse de le 07/07/2019 à 10:04 :
L'économie réelle en a profité aussi. Qu'on arrête de répéter des poncifs : regardez les taux immobiliers, même certains taux a la consommation. Après la question du sens à long terme, oui c'est une vraie question
a écrit le 07/07/2019 à 7:33 :
Le paradoxe, la faible inflation que nous connaissons, est celle des taxes, et des énergies.
a écrit le 07/07/2019 à 5:21 :
Les taux sont autour de 0% au Japon ,depuis 20 ans et alors que la dette publique japonaise se rapproche de 250 % du PIB.Les taux risquent d'être négatifs ou très bas pendant longtemps en Europe et aux USA.
Pourquoi on profiterait pas pour s'endetter,pour développer les énergies renouvelables et investir dans les économies d'énergie?.Une sorte de NMT pour combattre le réchauffement climatique au lieu d'une NMT à la Japonaise,qui a été utilisée exclusivement pour sauver le secteur financier japonais. Ça doit être une NMT prudente,qui ne puisse servir en aucun cas ,à financer les dépenses courantes.
Réponse de le 07/07/2019 à 7:57 :
Vous avez déjà vu l'état monter des projets qui créent de l'emploi, ou sont tout simplement rentables? Retour sur terre svp!
Réponse de le 07/07/2019 à 11:51 :
SVP.... prendre en compte la balance commerciale du Japon . Le quiz de l'histoire, c'est la courbe démographique négative, comme l' Allemagne, d'où l'entrée en masse de migrants, faute de réformes du système. (j'y ai vécu longtemps).
a écrit le 07/07/2019 à 2:30 :
La faiblesse des taux poussent a investir sur l'existant plutôt que sur de la création!
Réponse de le 07/07/2019 à 12:10 :
L'immobilier ! Une bulle à venir. Vendre en France une entreprise, c'est demander l'avis des salariés... même si vous vous êtes endenté, pour cette dernière, caution et cie ! I N V E S T I R dans le productif, ce n'est plus possible, sauf pour les grands groupes. L'artisanat va disparaître, sauf les niches .. du genre boulangerie. Je viens de vendre ... Ouf !
Réponse de le 07/07/2019 à 18:28 :
Vaut mieux un tient que deux tu l'auras! On rachète et on fait taire une concurrence!
a écrit le 07/07/2019 à 1:03 :
Lorsque les prix montent (le taux est le prix du service rendu par le prêteur), cela s'appelle de l'inflation, les économistes considèrent cette situation comme mauvaise en économie. Lorsque les prix baissent, c'est la déflation, avec des conséquences encore pires (crise de 1929). Alors, certes, ce ne sont que les taux d'intérêts donc qu'une catégorie de prix qui sont en baisse mais ce sont les prix dans le système financier ; s'en réjouir, c'est manquer de discernement et d'imagination. Tout de même, la finance sert à l'ensemble de l'économie.
a écrit le 06/07/2019 à 23:40 :
L'aversion au risque traduit une non confiance dans le futur. Comment être confiant alors que les opportunités tournent toutes autour du secteur des NTIC grosses consommatrices de cash et dont la rentabilité ne semble pas pour demain. Si on rajoute les problèmes écologiques, la géopolitique erratique, on comprend que les investisseurs soient pour le moins frileux.
a écrit le 06/07/2019 à 19:08 :
Et macron en est totalement shooté.

La dette est passée à plus de 103% du PIB en comptant les engagements hors-bilan (73 milliards €) que Macron a encore alourdi en douce de 11 milliards en 2018.

Pour ce qui est des banques, même en empruntant des des taux négatifs, elles ne prêteront jamais à des taux négatifs aux particuliers comme aux professionnels. Je ne suis donc pas inquiet pour leurs finances, elles trouveront le moyen de se refinancer sur les "services" facturés.

Le taux zéro est une aberration économique. Si l'on considère que le taux rémunère le risque, alors les préteurs sont devenus tellement adverses aux risques qu'ils préfèrent être surs de perdre de l'argent en prêtant aux état, que de tenter d'en gagner dans l'industrie et le commerce...

Quand on pense que Macron a pour boussole les marchés financiers et le fameux "esprit d'entreprise" qui est supposé les animer !

Autre lecture, les financiers se gavent déjà tellement en endettant les états qu'ils acceptent une rémunération négative temporaire marginale pour que ça dure. Les taux zéro permettent aux états de continuer à s'endetter.

Ca se terminera mal, mais si les marchés étaient raisonnables et responsables, ça se saurait. Comme en 2006, ils pensent tous être capables de se dégager des positions risquées en cas de tempête. Et ils pensent encore qu'ils seront sauvés par l'état, surtout avec Macron à sa tête.
Réponse de le 07/07/2019 à 5:04 :
Oui, votre pays est shoote a l'emprunt.
Le pb, c'est qu'il faudra bien que les"zinvestisseurs' recuperent leurs mises, meme a perte.
La generation actuelle s'en moque, elle regarde ailleurs.
Merci les giscard, bismuth, holland, le mou, et micron maintenant qui creuse comme jamais le deficit.
Dire qu'il y en a qui applaudissent......
Réponse de le 07/07/2019 à 8:24 :
Effectivement la dette augmente, mais le principal problème est notre commerce extérieur. Beaucoup trop faible, en rapport avec les importations, la balance penche du mauvais coté..
a écrit le 06/07/2019 à 18:57 :
Sur du cours terme c'est pas grave mais à long terme on va droit à la catastrophe.
Les "investisseurs" c'est mignon mais ce sont les investisseurs institutionnels qui achètent la vaste majorité des obligations. Assureurs (inclus chômage, santé), fond de pensions, fonds d'investissements d’État, etc... en gros tous les acteurs du marché qui ne peuvent pas se permettre de risque au vu des conséquences désastreuses que le "trou" d'un mauvais investissement pourrais causer, si les obligations non seulement ne compense plus l'inflation (ça fait déjà un moment) mais en plus deviennent une source de perte d'argent il faudra bien à un moment ou un autre que ces institutions compensent.

Soit par une prise de risque plus importante (donc de la casse, assorti d'un vrai risque légal puisqu'on parle de sommes garanties par contrats), soit en demandant aux États de combler les caisses déficitaires (scénario le plus probable), soit en réduisant leur primes/augmentant leur cotisations (exacerbant les tensions sociales qui n'en ont pas besoin).
Réponse de le 06/07/2019 à 21:37 :
Nous sommes dans une économie occidentale équipée , suréquipée , donc pas d"éléments pour faire partir la croissance .
Il faudrait pour revenir à,l'equilibre, passer par une période de décroissance, de récession , qui durerait surement au moins une décennie, mais personne ne veut etre touché ;Alors par lacheté politique, on continue la fuite en avant , Tx à 0, planche à billets , .
Mais cela va se payer trés cher

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