LCL poursuit sa mue numérique pour dessiner la banque « urbaine » de demain
Juliette Raynal
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Une balise connectée pour localiser un vélo volé, un site pour aider les étudiants étrangers dans leur installation en France, un service de rénovation d'appartement, un module de formation intégré dans l'écran d'accueil du smartphone... Le temps d'une journée, le siège historique du LCL, situé au 19 boulevard des Italiens à Paris, s'est transformé en un véritable temple de l'innovation. La banque de détail, rachetée par le groupe Crédit Agricole en 2004, y a organisé un événement entièrement dédié aux startups. De part et d'autre du grand atrium, 140 jeunes pousses se sont relayées sur deux scènes pour pitcher leur solution en trois minutes et la confronter au regard critique des 1500 clients, collaborateurs et investisseurs attendus pour l'occasion, dans l'espoir de décrocher un partenariat commercial avec la banque. « L'objectif de cette journée est de créer un bouillonnement. C'est de faire en sorte que les startups nous amènent des projets, de la contradiction, de l'innovation et nous titillent. Je suis convaincu qu'en la matière il faut mixer des talents, des compétences, des jeunes, des vieux, des femmes et des hommes. Il faut s'ouvrir sur le monde », confie Michel Mathieu, directeur général de LCL, galvanisé par l'énergie ambiante.
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Pour l'ancien Crédit lyonnais, cette initiative, par sa taille et sa médiatisation, est une première. Contrairement aux autres banques, LCL avait jusqu'à présent très peu communiqué sur sa stratégie innovation et sur ses relations avec l'écosystème des startups pendant que sa maison mère ouvrait une trentaine de pépinières d'entreprises, baptisées Village by CA. Ces dernières années, l'établissement avait d'autres priorités. En raison de son activité de pure banque de détail, LCL a souffert de l'environnement de taux bas et a dû mener plusieurs plans d'économies. Malgré cette discrétion, l'établissement bancaire, qui compte 6 millions de clients particuliers, presque autant que BNP Paribas (6,6 millions), n'est pas resté à l'écart de ce gisement d'innovations. « Nous avons déjà plusieurs expériences significatives avec les startups », se targue Michel Mathieu.
Juliette Raynal